dimanche, 24 février 2008

Réussir sans diplôme : est-ce possible ?

Des exemples à suivre par tous les allergiques aux études ou les exclus du système éducatif.

973db285ebe297dbfc66bcfdd74f659d.jpgDes qualités d'abord. Même s'il est clairement démontré qu'il vaut mieux poursuivre ses études ou suivre une formation pour avoir des chances d'échapper au chômage, il existe des profils atypiques dont la réussite fait rêver et qui pourtant sont des "sans diplôme". Leur secret ? Ils détiennent des qualités spécifiques. Ils sont volontiers plus curieux, pragmatiques, iconoclastes, opiniâtres, intuitifs, moins dans l'à-priori, et plus entreprenants. Mais aux dires de certains, ils doivent aussi apporter continuellement la preuve de leur efficacité...

Qui sont-ils ? Entrés jeunes dans l'entreprise, ils ont commencé généralement au bas de l'échelle et appris sur le tas. Doués pour le contact et la vente, ils deviennent des commerciaux hors pairs. As du clavier, il n'est pas rare de les retrouver dans des sociétés d'informatique. Certains se lancent et réussissent dans les "affaires". Ils ont créé ou repris des entreprises et bâti des empires. A l'image de l'autodidacte Jean-Claude Bourrelier qui en 1975, à 29 ans, créé son premier magasin de bricolage. Il est aujourd'hui à la tête d'un groupe de plus de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, connu sous l'enseigne Bricorama.

Quels débouchés ? Sur le marché du travail, à compétences égales, le diplômé reste une valeur sûre face à l'autodidacte. Mais à l'heure du "savoir-être" et de la ténacité, les profils atypiques ont tout à gagner à frapper aux portes de certaines entreprises, surtout celles qui se positionnent sur les filières comme la vente, la restauration, l'hôtellerie et la distribution. La création d'entreprise peut également être un bon tremplin pour les autodidactes, en particulier aujourd'hui avec la loi Dutreil qui facilite les démarches pour se lancer. Sans oublier, la VAE (validation des acquis de l'expérience), véritable ascenseur promotionnel pour tous ceux qui ont appris sur le tas.  

 

 Pour en savoir plus :

 Les liens :

 A quoi bon passer son Bac ?
Un dossier du journal L'Entreprise  qui passe en revue les atouts et les complexes des autodidactes, et les débouchés professionnels possibles pour ces "vilains petits canards" L'article date de 2002, mais est toujours d'actualité...

Les livres :

Que faire sans le bac ?
P. Tréguer
Ed. L'Etudiant (Rubrique Les Guides - Bac), 2005
10,90 euros
Ce livre vous propose des solutions pour trouver un emploi sans le bac et liste 50 métiers accessibles sans le précieux sésame.

  VAE - Les clés d'un dossier
T. Berthet du Prat-Mirail
Ed. d'Organisation, 2004
160 pages, 15 euros
Si vous tenez à transformer votre expérience en diplôme, ce guide vous aidera à analyser vos acquis et vos compétences avant de rédiger votre CV ou de faire une demande de formation diplômante.

samedi, 06 janvier 2007

Autodidactes : réussir ou s’épanouir sans diplôme

A l’heure où les diplômes sont perçus comme autant de garanties de réussite professionnelle, les autodidactes se posent en ovnis sur le marché de travail. Pourtant, en France, deux patrons sur trois ont fait leurs preuves sans bagage.

medium_0007059.JPGLeurs secteurs de prédilection : le commerce, l’hôtellerie restauration, l’industrie ou encore l’informatique... Comment faire de ses carences une force et un atout pour les recruteurs ? Comment accéder à des postes intéressants sans formation ? Tour d’horizon...

Chaque année, 97 000 jeunes quittent l’école sans diplôme. En situation d’échec ou simplement en inadéquation avec le système scolaire, tous ont des raisons diverses de ne pas suivre le chemin classique qui mène au monde du travail. Sans diplôme, seuls leur persévérance, leur pragmatisme et leur esprit d’entreprise leur permettent d’accéder à un emploi. Il est d’ailleurs démontré qu’un autodidacte aura moins d’a priori pour accepter un poste qu’un jeune diplômé « formaté » pour réussir.

La nécessité de prouver leur légitimité pousse les autodidactes à travailler d’autant plus. Ils développent ainsi au cours de leur carrière professionnelle une grande capacité d’adaptation, une rapidité d’action et un esprit d’analyse aiguisé. Autant de qualités qui leur évitent d’être marginalisés face aux diplômés. Pour preuve, selon l’Insee, 70 % des créateurs d’entreprise n’ont pas de diplôme supérieur au baccalauréat. Imaginer, inventer et persévérer leur auront donc permis de réussir.

Des perspectives de carrière sans diplôme
Le secteur de l’hôtellerie restauration perpétue des valeurs (passion du métier, disponibilité, sens du service, valorisation de l’expérience pratique...) qui ont peu de rapport avec la longueur du CV. Ainsi, même si les diplômes à bac +2 se développent, les professionnels apprécient toujours les autodidactes formés sur le tas. Idem pour les métiers de la vente, où les perspectives d’évolution larges et variées offrent un terrain favorable aux jeunes sans diplôme en mal de reconnaissance.
Dans ce secteur, les employeurs préfèrent souvent embaucher des jeunes sans qualification et inexpérimentés, pour les former sur le terrain, plutôt que des BTS action commerciale ou force de vente qui, après deux ans d’expérience seront déjà 50% à changer de poste. Le BTP, la distribution et la fonction publique sont également des secteurs friands de ces profils atypiques.

Après avoir roulé sa bosse et gravi les échelons à force de motivation, si l’autodidacte désire un jour une reconnaissance professionnelle supplémentaire, il peut toujours valider ses acquis. A ce titre, la loi de modernisation sociale et son volet sur la validation des acquis de l’expérience (VAE) permettent l’obtention d’un diplôme, d’une certification ou d’un titre homologué dans le répertoire national. Le diplôme de l’expérience en quelque sorte... Et ce dernier s’avère parfois indispensable pour gagner de nouveaux galons !
Liens:

medium_trouver_un_emploi_sans_diplome.3.jpgde Sabine Duhamel, Marie-Lorène Giniès. 

Dans une conjoncture où les sur-diplômés au chômage sont légion, les autodidactes bénéficient d'un regain d'intérêt. Souvent plus adaptés au marché du travail que les jeunes issus des bancs de l'école, ils peuvent s'orienter vers une multitude de métiers. La fonction publique propose un certain nombre de débouchés : gardien de la paix, agent des services hospitaliers ou magasinier de bibliothèque... Vous pouvez également rejoindre EDF-GDF, la RATP, la SNCF ou encore les différents corps d'armée. Si vous souhaitez entrer dans le secteur de la restauration ou du commerce, il faudra faire preuve d'un minimum de motivation et de dynamisme. Ce guide vous explique comment valoriser vos compétences et vous présente tous les métiers accessibles sans diplôme, aussi bien dans le public que dans le privé. Vous y trouverez également un ensemble d'adresses indispensables pour réussir.

Réussir sans diplôme : est-ce possible ?

Aujourd'hui, deux patrons sur trois sont des autodidactes. On les trouve dans le commerce, l'hôtellerie-restauration, l'industrie et plus récemment dans l'Internet. Cancres à l'école, ils ont réussi à gravir les échelons à la seule force de leur volonté et de leur motivation.

medium_reussir_sans_diplome.jpgDes exemples à suivre par tous les allergiques aux études ou les exclus du système éducatif.

Des qualités d'abord. Même s'il est clairement démontré qu'il vaut mieux poursuivre ses études ou suivre une formation pour avoir des chances d'échapper au chômage, il existe des profils atypiques dont la réussite fait rêver et qui pourtant sont des "sans diplôme". Leur secret ? Ils détiennent des qualités spécifiques. Ils sont volontiers plus curieux, pragmatiques, iconoclastes, opiniâtres, intuitifs, moins dans l'à-priori, et plus entreprenants. Mais aux dires de certains, ils doivent aussi apporter continuellement la preuve de leur efficacité...

Qui sont-ils ? Entrés jeunes dans l'entreprise, ils ont commencé généralement au bas de l'échelle et appris sur le tas. Doués pour le contact et la vente, ils deviennent des commerciaux hors pairs. As du clavier, il n'est pas rare de les retrouver dans des sociétés d'informatique. Certains se lancent et réussissent dans les "affaires". Ils ont créé ou repris des entreprises et bâti des empires. A l'image de l'autodidacte Jean-Claude Bourrelier qui en 1975, à 29 ans, créé son premier magasin de bricolage. Il est aujourd'hui à la tête d'un groupe de plus de 600 millions d'euros de chiffre d'affaires, connu sous l'enseigne Bricorama.

Quels débouchés ? Sur le marché du travail, à compétences égales, le diplômé reste une valeur sûre face à l'autodidacte. Mais à l'heure du "savoir-être" et de la ténacité, les profils atypiques ont tout à gagner à frapper aux portes de certaines entreprises, surtout celles qui se positionnent sur les filières comme la vente, la restauration, l'hôtellerie et la distribution. La création d'entreprise peut également être un bon tremplin pour les autodidactes, en particulier aujourd'hui avec la loi Dutreil qui facilite les démarches pour se lancer. Sans oublier, la VAE (validation des acquis de l'expérience), véritable ascenseur promotionnel pour tous ceux qui ont appris sur le tas.