samedi, 04 novembre 2006
Introduction.
Un coup de blues quand vous pensez à la rentrée ? Et si vous changiez de vie ? En arrêtant de travailler, en créant une autre activité, en vous installant à la campagne ou même à l’étranger. Voici les clés pour concrétiser vos envies !
Mais à quoi rêve la majorité des estivants à l’heure du grand repos annuel ? A prolonger le rêve ! S’affranchir des contraintes professionnelles, fuir la routine du bureau, échapper au stress de la productivité et des objectifs commerciaux… Pour des millions d’actifs, la notion de rêve s’ancre dans une problématique professionnelle. Au pays roi de la consommation de psychotropes – plus de 122 millions de boîtes d’antidépresseurs et de somnifères ont été absorbées l’an dernier – certains ont trouvé un bien meilleur remède pour voir la vie en rose.
Après s’être constitué une cagnotte, ils goûtent au bonheur d’être rentiers. D’autres prennent des chemins plus accessibles : une année de farniente, une reconversion dans un métier-passion, une installation à la campagne loin de la ville où ils travaillent. Plus audacieux, les créateurs d’entreprise jubilent d’être leur propre patron après des années de salariat. Quant aux retraités, ils rattrapent le temps perdu et passent leurs vieux jours sous des latitudes ensoleillées où ils mènent grand train. Pourquoi pas vous ? Il suffit de le décider.
Au sommaire de cette enquête :
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Osez une année sabbatique
Envie d’une pause prolongée en famille ou, comme Sophie Didier-Vacelet, d’un voyage au long cours ? En prenant une année sabbatique, vous décrochez de votre job avec la certitude de le retrouver au retour. Ou tout du moins votre statut et le salaire correspondant.
Pour y avoir droit, il faut justifier à la date du départ d’au moins trente-six mois d’ancienneté dans l’entreprise, consécutifs ou non, et de six années d’activité professionnelle.Problème : poser un tel congé d’une durée de onze mois, voire plus si on y adjoint des congés ordinaires, n’est pas toujours bien vécu par le patron. Soyez donc diplomate et, surtout, parlez de votre projet très à l’avance pour faciliter l’organisation de votre remplacement. Dans une société de moins de 200 salariés, l’employeur peut refuser ce congé en justifiant une atteinte à la bonne marche de l’entreprise. La décision est alors contestable aux prud’hommes. Dans les sociétés de taille plus importante, le refus est impossible, mais un report de six mois peut être demandé. Plus souple, le congé pour solidarité internationale permet, lui, de partir pour de plus courtes périodes, dans le but de participer bénévolement à une mission humanitaire à l’étranger.
Vous gardez vos droits à la Sécu
Pour financer votre projet, le déblocage anticipé de l’épargne salariale n’est pas admis, sauf à disposer d’un compte-épargne temps. Côté Sécurité sociale, aucun souci : vous conservez gratuitement vos droits pendant quatre ans. Et, concernant la retraite, mieux vaut partir en cours d’année qu’au 1er janvier pour ne pas perdre un an de cotisation : à l’exception des fonctionnaires, les salariés valident un trimestre dès lors qu’ils cotisent sur 1 606 euros sans tenir compte de la durée effective de travail. Pour certains, un ou deux mois en début d’année suffisent donc pour valider quatre trimestres !
Carnet d’adresses
Vos droits : www.travail.gouv.fr
Missions humanitaires : www.planete-urgence.org
15 000 euros tout compris pour un tour du monde
Avocate fiscaliste, Sophie Didier-Vacelet désirait s’évader provisoirement du milieu d’affaires financières où elle évoluait, pour partir à la rencontre du monde avec son mari. D’où son année sabbatique. « C’est une expérience dont on revient transformé, beaucoup plus sensible aux valeurs humaines essentielles », raconte-t-elle. Une aventure qu’elle partage dans Chroniques d’une année en liberté (disponible sur www.chambreaair-pournoel.com). Un budget de 30 000 euros a suffi pour réaliser ce rêve, comprenant deux billets d’avion avec dix stops, achetés environ 7 000 euros.
Au sommaire de cette enquête :
Conseil d’expert : Après trois ans d’expérience, est-il trop tôt pour prendre une année sabbatique?
Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006
20:55 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Arrêtez donc de travailler !
Ne plus courir après le temps libre, bon nombre d’actifs en rêvent. La question : « Combien me faut-il pour vivre de mes rentes ? » arrive ainsi de façon récurrente à Mieux Vivre Votre Argent. Pas de réponse possible sans déterminer d’abord vos besoins de revenus annuels.
Soyez réaliste dans cette évaluation. Certes, en arrêtant de travailler, certains frais, vêtements ou transports par exemple, auront tendance à diminuer. Idem du côté de la note fiscale. Les revenus du capital sont moins taxés que ceux du travail. A condition d’utiliser judicieusement des enveloppes défiscalisées type plan d’épargne en actions et d’opter à bon escient pour le prélèvement libératoire forfaitaire. Il ne faut pas oublier que la baisse de vos revenus provoquera mathématiquement une diminution du taux d’imposition.
Entamer son capital… ou pas
Ces économies sont toutefois insuffisantes pour compenser la facture des activités diverses occupant… votre temps libre. Sans compter le coût d’une couverture santé individuelle. Démissionnaire, vous garderez vos droits à la Sécurité sociale pour votre famille pendant quatre ans. Passé ce délai, la seule planche de salut est la couverture maladie universelle, au prix d’une cotisation annuelle égale à 8 % de la part de votre revenu fiscal de référence excédant 6 995 euros.
Une fois votre budget prévisionnel établi, il reste à faire un choix patrimonial : entamerez-vous votre capital ou vous contenterez-vous d’en retirer les fruits ? En d’autres termes, avez-vous l’intention de laisser un héritage à vos enfants ou à vos proches ? En grignotant votre bas de laine, 212 000 euros sont nécessaires, avec un rendement annuel de 3 %, pour disposer de 1 000 euros par mois pendant vingt-cinq ans et de 280 000 euros pendant quarante ans.
Mais pour ne vivre que des fruits de vos économies, il faudra alors disposer de 420 000 euros dans les deux cas. Attention, si vous puisez dans votre capital, prenez une bonne marge de sécurité par rapport à votre espérance de vie statistique. Et surtout, pensez à évaluer votre patrimoine hors immobilier de jouissance, lequel ne vous rapporte rien si ce n’est son usage !
Pour faire vos calculs, tablez sur une hypothèse de rendement de 3 % net d’impôts. Ce chiffre est aisément accessible dans l’environnement actuel. Et dites-vous que toute surperformance éventuelle vous permettra de mettre plus de beurre dans les épinards ! Comment faire en pratique ? Surtout ne pas se limiter à une gestion prudente. Car devenir rentier, c’est un projet pour la vie.
Donc, du long terme… La meilleure solution consiste à se constituer, d’un côté, une tirelire sécurisée et liquide, et, de l’autre, à prendre des risques sur des actifs volatils offrant des perspectives de gains supérieurs, comme l’a fait Paul-Louis. Sur le compartiment sécurisé, vous investirez un capital suffisant pour ponctionner des revenus pendant dix à douze ans. Ce délai correspond à la période minimale d’immobilisation des fonds sur le compartiment à risques pour avoir le temps de se refaire en cas d’accident sur les marchés.
Diversification et mobilité patrimoniales de rigueur
Pour l’épargne garantie, privilégiez les fonds en euros des contrats d’assurance vie multisupports. On peut raisonnablement espérer le maintien d’un rendement minimal de 4 % dans les dix prochaines années, à la faveur de la récente remontée des taux longs. Un couple ayant versé 400 000 euros sur un produit rémunéré à 4 % pourra retirer en franchise d’impôts 34 000 euros par an dès la neuvième année. Là encore, mieux vaut avoir prévu ! « Si vous ne disposez pas d’un contrat d’au moins huit ans, vous pouvez recourir à l’assurance vie à bonus de fidélité, suggère Bernard Paran, responsable du pôle financier chez Thésaurus. Comme les intérêts sont seulement crédités au terme, elle permet des retraits défiscalisés dès la première année. »
Sur la partie risquée de votre patrimoine, jouez évidemment la Bourse. En réservant une place de choix aux valeurs de rendement, en raison de la fiscalité légère des revenus d’actions. Un couple peut ainsi percevoir au moins 8 200 euros de dividendes annuels en franchise d’impôt. Par ailleurs, soyez réactif. « Un portefeuille de rentier doit être géré avec beaucoup de mobilité, commente Claude Garnier, coprésident d’Aforge Finance. Nous diversifions actuellement avec de la gestion alternative et du non-coté, mais uniquement via des fonds de fonds pour limiter au maximum la volatilité. »
L’immobilier est à classer dans les actifs à risque, surtout en période de surchauffe du marché de la pierre comme actuellement. « Il est grand temps de prendre une partie de sa plus-value, d’en mettre une partie à l’abri et de racheter à crédit, prévient Patrick Ganansia, gérant d’Initiatives Financières. Si vous vendez 100, placez 50 dans votre tirelire sécurisée et utilisez les 50 restant comme apport personnel. Avec un crédit sur quinze ans, les loyers suffiront à financer le bien. » Puis vous recommencerez l’opération. Une solution à n’utiliser que si la pierre ne représente pas déjà la majeure partie de votre patrimoine.
680 000 euros pour une rente de 12 000 euros par an
A 53 ans, Paul-Louis Sénéchal vit de ses rentes depuis 1997. Cet ex-ingénieur en télécommunications a jeté l’éponge après vingt-trois ans d’activité et avec un patrimoine de 496 000 euros. Depuis, il a réussi à le valoriser de 35 %. Consacrant deux heures par jour au suivi des marchés boursiers, il est aujourd’hui riche de 680 000 euros, investis à 50 % en actions. De ses contrats d’assurance vie en euros, il tire sans problème 12 000 euros de revenus nets par an.
« En quittant la région parisienne où j’étouffais, j’ai maintenu mon niveau de consommation pour une qualité de vie incomparable, se réjouit-il. Je ne me prive de rien et continue de voyager. » Surtout, Paul-Louis met à profit une bonne partie de son temps pour débusquer les meilleurs prix. « Le temps, pour moi, c’est vraiment de l’argent », conclut-il.
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Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006
20:50 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Reprenez des études pour changer de vie
Vous avez envie de gravir les échelons ou d’assouvir une nouvelle vocation ? Reprenez le chemin des études ! Pour décrocher un master de gestion ou apprendre l’anglais à Londres, le congé individuel de formation (CIF) vous offre une seconde chance.
Il est ouvert à toute personne disposant d’une ancienneté de vingt-quatre mois, consécutifs ou non, en tant que salarié, dont douze mois dans l’entreprise. L’ancienneté est portée à trente-six mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés. Pour monter votre dossier, adressez-vous à l’organisme collecteur dont dépend votre branche professionnelle.
Au mieux, il prendra totalement en charge le coût de votre formation et de votre salaire. Mais n’hésitez pas, comme Géraldine, à proposer une participation personnelle au paiement de la formation et/ou un renoncement à une fraction de votre salaire ou de vos congés payés. Votre employeur ne peut s’opposer à votre demande d’autorisation d’absence, mais seulement la différer une fois.
Autre solution : suivre une formation continue. Au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), par exemple, vous avez accès à des cursus qualifiants, soit en cours du soir, soit par modules de trois jours par mois. « J’étais à la direction financière d’une société et je ne trouvais aucune motivation profonde à améliorer son compte de résultat, raconte Florence Turounet. J’avais envie de donner du sens moral à mon métier, c’est pourquoi j’ai préparé le master gestion des établissements de santé au CNAM. Faire que l’on soigne mieux pour moins cher, c’est désormais ma fonction de gestionnaire dans un hôpital. »
Carnet d’adresses
Congé individuel formation : www.fongecif.com, www.leportaildelaformation.fr
Possibilités de formation : www.centre-inffo.fr
90 % de son salaire pendant quinze mois
Géraldine Dormoy a décroché un congé individuel de formation pendant quinze mois pour préparer le master de l’Institut français de la mode (IFM).
Un rêve d’enfant pour cette ex-chargée d’études marketing, qu’elle partage sur son blog http://cafe-mode.hautetfort.com . « L’IFM était incontournable pour moi, commente-t-elle. Mais, diplômée d’une école de commerce et bien payée, je n’étais pas prioritaire pour un CIF aussi coûteux. » Après un premier refus, Géraldine a prouvé sa motivation en proposant de payer les frais de scolarité de 8 500 euros et d’abandonner ses congés payés. Elle a obtenu le maintien de 90 % de son salaire pendant la formation.
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Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006
20:40 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Devenez votre propre patron
Salariés, chômeurs, et même retraités… pour treize millions de Français, créer une entreprise est une idée séduisante, selon un sondage annuel de l’Agence pour la création d’entreprises (APCE). Trois millions d’entre eux auraient même un projet précis. Le goût de la liberté et de la responsabilité. L’attrait du gain, aussi. Car monter sa propre affaire offre des perspectives de fortune inatteignables pour un salarié.
Quelles que soient les motivations, rares sont pourtant ceux qui osent concrétiser leur rêve. Ils n’ont été que 320 000 l’an dernier. La peur de l’échec et le sentiment de la difficulté paralysent. Il est vrai que 38 % des jeunes entrepreneurs mettent la clé sous la porte pour raison économique dans les cinq premières années. Mais dans les dix-huit mois suivants, 20 % ont déjà monté une autre affaire ! En outre, le manque de préparation du projet est la principale cause de faillite. Or cet écueil est loin d’être fatal pour qui fait preuve de méthode et sait s’appuyer sur les aides et services existants. Voici nos conseils, établis avec notre confrère L’Entreprise.
Première étape cruciale, ne vous lancez pas sans avoir mesuré les chances de réussite de votre projet par une étude de marché. De nombreux organismes vous aideront à collecter les informations permettant de connaître les tendances du secteur, les acteurs du marché, l’investissement requis ou le chiffre d’affaires envisageable. Rapprochez-vous aussi des chambres de commerce et d’industrie, des chambres de métiers et des fédérations professionnelles. Ne négligez pas non plus la visite des salons professionnels.
Etude de marché et business plan obligatoires
Pour réaliser une étude de marché dans les règles de l’art, vous pouvez recourir à un professionnel du marketing si vous en avez les moyens. Sinon, sollicitez une junior entreprise. Autre piste : suivre une formation pour apprendre à mener cette étude, auprès d’une chambre de commerce ou d’une boutique de gestion. Le site Internet de l’APCE fournit lui aussi conseils et outils dans sa rubrique « études de marché ». Enfin, n’hésitez pas à franchir la porte des entreprises déjà présentes sur le créneau convoité. C’est une des clés de la réussite de Brigitte et de Jean-Philippe Soulier, propriétaires exploitants d’un domaine viticole dans la région de Bergerac depuis 1999. Le couple a redonné naissance à la marque Château La Robertie, primée à de nombreux concours agricoles et saluée par les guides spécialisés. « Nous étions cadres dans des grands groupes et ne connaissions pas grand-chose à la vigne, rappelle Brigitte. Mais nous ne sommes pas partis la fleur au fusil. Nous avons multiplié les rencontres avec des professionnels pour préparer notre projet. Les gens aiment parler de leur expérience, c’est une chance dans notre métier. »
Après l’étude de marché, vient l’étape incontournable du business plan. Même si votre projet est modeste, ne rechignez pas à le coucher en détail sur le papier. Et ce, dans toutes ses dimensions : économiques, techniques, financières, juridiques… Non seulement cela s’avérera essentiel pour décrocher des financements et des aides, mais aussi pour vous éclaircir les idées ! Et soyez pessimiste pour calculer le budget prévisionnel des premières années. Si vous êtes désemparé pour établir plan de financement et compte de résultat, listez toutes les rentrées espérées et les dépenses envisagées, puis sollicitez l’aide d’un comptable ou utilisez l’application « mon projet en ligne » du site de l’APCE.
Guichet unique pour les formalités
Vous voilà rassuré sur les chances de succès de votre entreprise ? L’heure des formalités a sonné. Aujourd’hui, ce n’est plus un parcours du combattant, grâce au Centre de formalités des entreprises (CFE). Ce guichet unique se charge de centraliser les pièces du dossier et de les transmettre aux différents organismes. Les CFE sont gérés par différents organismes publics. Celui dont vous relevez dépend de votre activité et de la structure juridique choisie.
Ultime étape avant le vrai démarrage : le financement. Certaines activités de services requièrent pour seule mise de fonds initiale les frais d’immatriculation de la société, soit quelques centaines d’euros. Quand Laurence Ollivier a lancé Rosko.com, son agence d’information, en 2001, elle a seulement investi le minimum légal pour constituer une SARL. Soit 8 000 euros à l’époque. Aujourd’hui un seul euro lui suffirait ! « Je disposais déjà de l’essentiel pour amorcer mon activité : un ordinateur, une documentation, un savoir-faire et un carnet d’adresses de journalistes compétents », commente cette jeune patronne réalisant un chiffre d’affaires annuel d’environ 200 000 euros. Mais souvent, boucler son plan de financement est plus problématique. A ce stade, il faut savoir taper aux bonnes portes et promouvoir avec conviction son projet. Il est souvent nécessaire de rappeler aux banquiers l’existence du prêt à la création d’entreprise (PCE) pour les projets dont la mise de départ est inférieure à 45 000 euros. Son intérêt ? Il est garanti par Sofaris, qui couvre l’ensemble du PCE et 70 % du prêt bancaire éventuellement associé. Ainsi, vous pouvez vous affranchir d’une caution personnelle. Mais avant de faire la tournée des banques, tentez votre chance auprès des organismes ou associations octroyant des avances ou des prêts à des conditions très favorables. Vous y trouverez aussi un accompagnement. N’oubliez pas non plus les collectivités locales, notamment le conseil départemental et régional. Enfin, pensez à la « love money », c’est-à-dire la participation de la famille et des amis ! Rappelez-leur qu’ils pourront déduire de leur impôt sur le revenu le quart de cet investissement, jusqu’à 5 000 euros par an pour un célibataire et le double pour un couple.
Exonération de charges sociales la première année
A l’instar de Dominique, créateur d’un atelier de restauration de meubles, il faut aussi savoir se jeter à l’eau au bon moment. Un licenciement économique peut être une bonne opportunité. Les indemnités procurent le capital nécessaire et les chômeurs ont accès de surcroît à un parcours facilité. Ils bénéficient, tout comme les titulaires du revenu minimum d’insertion, de l’Accre : une exonération de charges sociales pendant un an. Attention : il faut impérativement en faire la demande, à la Direction départementale du travail, avant la création ou la reprise de l’entreprise. En outre, ils peuvent cumuler pendant dix-huit mois indemnités de chômage et revenus de l’entreprise, à condition que ces derniers ne dépassent pas 70 % du salaire ayant servi de référence au calcul des droits à chômage. Autre avantage : des chéquiers-conseils leur permettent de financer les études et les conseils de professionnels dans la phase de préparation du projet.
Si vous n’avez aucune perspective de licenciement pour vous inciter à vous lancer, vous pouvez solliciter un congé sabbatique ou, mieux encore, un congé pour création d’emploi d’un an, renouvelable une fois. Depuis la loi Dutreil de 2003, vous avez aussi droit à un temps partiel pour préparer votre projet. Mais, dans tous les cas, votre nouvelle société ne doit pas être concurrente de votre employeur actuel.
Carnet d’adresses
S’informer
Agence pour la création d’entreprises (APCE) : www.apce.fr
L’Entreprise, mensuel publiant dossiers et guides pratiques sur la création d’entreprise, avec de nombreuses informations pratiques sur son site www.lentreprise.com
Boutiques de gestion : www.boutiques-de-gestion.com
Faire une étude de marché
Union professionnelle et artisanale : www.upa.fr ; Office national d’information sur les enseignements et les professions : www.onisep.fr ; Association pour l’emploi des cadres : www.apec.fr ; Fédération des centres de gestion agréés : www.fcga.fr.
Trouver une junior entreprise : www.cnje.org
Trouver un financement
Oseo BDPME, prêt sans garantie ni caution pour création ou développement d’entreprise de moins de trois ans et aide aux entreprises innovantes : www.bdpme.fr.
Réseau entreprendre, association de chefs d’entreprise accordant des prêts sans intérêt, ni garantie : www.reseau-entreprendre.org.
France Active, apport de fonds, crédit, garantie sur emprunt bancaire et expertise : www.franceactive.org.
France initiative réseau, prêt sans intérêt ni garantie : www.fir.asso.fr
Association pour le droit à l’initiative économique, pour les chômeurs et exclus du système bancaire classique : www.adie.org.
France angels, réseau d’investisseurs privés pour tout projet à fort potentiel : www.franceangels.org
40 000 euros pour ouvrir une brocante-ébénisterie
Quinquagénaires et cadres dans une caisse de retraite, Manon Godfrin et Dominique Vervaët ont profité d’un plan de départ progressif en retraite, pour elle, et d’un licenciement économique, pour lui, afin de marier leurs passions. Ebéniste à ses heures perdues, Dominique a validé son expérience à la prestigieuse école Boulle. Percevant des allocations chômage, il a obtenu de la région Ile-de-France le financement de sa formation de 12 000 euros. Manon, brocanteuse dans l’âme, a affiné ses connaissances en arpentant salles des ventes et boutiques d’antiquités. En mai 2005, ils ouvrent « Entre Temps », une brocante doublée d’un atelier d’ébénisterie. Ils investissent 40 000 euros pour équiper leur local, loué 1 200 euros par mois, et pour constituer une trésorerie et un stock. « Pour bénéficier des aides nationales, on vous oblige à bien mûrir votre projet et à bien le baliser. C’est essentiel notamment de prévoir un plan budgétaire à trois ans », conseille Dominique. « Notre revenu a été divisé par deux par rapport à notre période de salariat, constate Manon. Mais nous ne travaillons plus, nous vivons une passion à temps plein ! »
Au sommaire de cette enquête :
Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006
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Habitez à la campagne en travaillant en ville.
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Passez votre retraite au soleil
Les retraités français sont de plus en plus nombreux à larguer les amarres. Plus d’un million de nos compatriotes expatriés perçoivent une pension de la Caisse nationale d’assurance vieillesse.
Ils représentent 10 % des pensionnés du régime général, contre 6 % en 1989. Principales destinations : l’Union européenne et le bassin méditerranéen.Le Maroc prend aujourd’hui le pas sur l’Espagne et le Portugal, devenus trop cher au goût de certains. « La douceur du climat à quelques heures d’avion de Paris, dans un pays francophone, voilà ce qui a fait du Maghreb, surtout du Maroc, la destination privilégiée des retraités depuis quelques années », affirme Renaud Alquier, responsable du site www.france-expatries.com. Coût de la vie et prix immobiliers modiques permettent surtout d’y concrétiser le rêve d’une vie dorée, avec piscine et personnel de maison. Sans oublier le pont d’or fiscal résultant de la convention franco-marocaine : pour qui perçoit sa pension sur un compte bancaire marocain, une réduction de 80 % de l’impôt sur la retraite est accordée ! Une convention existe ainsi pour quasiment tous les pays, afin de prévoir le lieu d’imposition des résidents français à l’étranger, c’est-à-dire justifiant d’un domicile permanent hors frontières où ils séjournent plus de 183 jours par an. Et d’éviter ainsi une double imposition. Selon la destination, cette convention n’est pas forcément avantageuse, notamment pour les placements. Exemple avec l’assurance vie. Il ne faut pas regarder seulement le taux de taxation, mais intégrer aussi la perte de l’abattement annuel de 4 600 euros par personne sur les gains des contrats de plus de huit ans. Sans compter les difficultés administratives, hors Union européenne, pour libérer les capitaux lors d’un rachat.
Adieu les prélèvements sociaux !
Pour cela, l’assureur demande en effet de faire valider un document français auprès de l’administration fiscale du pays de résidence. Or, dans certains pays, cette formalité est souvent mission impossible. « Si vous résidez ailleurs que dans un pays de l’Union, l’idéal est de souscrire un contrat luxembourgeois, totalement exonéré », conseille Olivier Grenon-Endrieu, au cabinet Equance, spécialisé dans la gestion de patrimoine des expatriés. Attention à le choisir avec discernement, ils ne sont pas tous de bonne facture. Reste un avantage de taille à l’assurance vie française souscrite par un expatrié : l’exonération sans plafond des capitaux transmis au décès du souscripteur. Exit la taxe de 20 % au-delà de 152 500 euros. Encore faut-il que les bénéficiaires apportent la preuve de la non-résidence fiscale française du titulaire au moment de la souscription. Un conseil : fournissez les pièces justificatives à l’assureur pour qu’il les conserve. Par ailleurs, les revenus locatifs des biens détenus en France sont systématiquement taxés dans notre pays. Enfin, si la convention ne dit mot sur l’impôt de solidarité sur la fortune, vous n’y échapperez pas sur le patrimoine détenu en France. Seul avantage valable dans tous les cas : un résident fiscal à l’étranger ne paie jamais les prélèvements sociaux.
Assurance maladie et mutuelle spécifiques
Les carottes fiscales ne doivent pas vous faire oublier les charges supplémentaires d’une expatriation. Passons sur les frais de transport si vous gardez un pied-à-terre en France… On pense plus rarement au coût de la couverture santé, essentielle à l’âge de la retraite. Or, pour pouvoir vous faire soigner en France en cas de problème grave, une seule solution : vous affilier à la Caisse de sécurité sociale des Français de l’étranger (CFE). Il vous en coûtera 3,5 % du montant de votre pension brute, en plus des cotisations sociales françaises sur votre pension ! Mais vous bénéficierez aussi du remboursement des frais à l’étranger. Conservez aussi votre mutuelle actuelle. Elle peut accepter de vous couvrir pour ces frais à l’étranger, dès lors que la CFE les rembourse sur la base des tarifs de la Sécurité sociale. Sinon, une complémentaire pour expatriés s’impose. A la Mutuelle Familiale France et Outre-Mer, un couple de moins de 65 ans paiera 2 600 euros par an pour une couverture à 100 % des frais réels. Mais garder sa complémentaire santé a un autre avantage : si vous revenez vivre un jour en France, vous serez bien en peine de trouver une mutuelle acceptant de vous assurer après 65 ans !
Carnet d’adresses
Santé : Caisse de sécurité sociale des Français de l’étranger : www.cfe.fr
Infos juridiques et fiscales : Maison des Français de l’étranger, www.mfe.org
Infos pratiques, témoignages : www.france-expatries.com
270 000 euros pour une villa à Corfou
« Nous passons l’été en Grèce depuis trente-cinq ans sans nous en lasser », raconte Marie-Claude Rogiers. Désormais en retraite, le couple souhaite passer neuf mois sur douze à Corfou, une île facilement accessible grâce à son aéroport. Leur patrimoine, évalué à moins de 500 000 euros, leur suffira amplement pour s’offrir une villa confortable sur leur île préférée et un petit pied-à-terre dans le Pas-de-Calais. « Nous voulons revenir l’hiver passer les fêtes en famille », explique Marie-Claude. 170 000 euros seront suffisants pour acheter un appartement de trois pièces dans une petite station balnéaire nordiste. Il faudra sacrifier leur belle maison, estimée à 400 000 euros, dans la banlieue chic de Lille. Nous leur conseillons de ne pas trop tarder avant un possible fléchissement du marché immobilier. Le déménagement leur coûtera au maximum 5 000 euros pour un container de 20 mètres cubes acheminé par mer, selon un devis d’IM France. Avec une retraite confortable, d’environ 4 600 euros mensuels, ils conserveront leur niveau de vie actuel et pourront continuer de voyager… un impératif pour ces globe-trotters !
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Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006
20:20 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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