samedi, 23 septembre 2006

Musclez votre premier CV.

Un CV, selon votre expérience et vos compétences, se divise en quatre, cinq ou six parties : état civil, formation, expériences, langues, informatique, centres d’intérêt. Pour un premier emploi, l’important est de prouver que vous avez déjà une connaissance du terrain et que vous savez vous adapter.

emploi jeune Car un recruteur vous jugera moins sur ce que vous savez faire que sur vos capacités d’adaptation au monde de l’entreprise. Les jeunes diplômés sont de plus en plus recrutés sur leur caractère, leur esprit d’initiative et leur aptitude à s’intégrer à une équipe. Mettez en avant qualités personnelles, enthousiasme et motivation. Quelles que soient les compétences, les chefs d’entreprise, surtout des P.M.E., préfèrent être séduits avant d’être convaincus.

Comment présenter votre CV ?
Jeune diplômé, vous disposez d'un atout important, votre formation. Mais attention : les juniors ont la mauvaise habitude de détailler, année par année, tout leur cursus. C’est non seulement inutile mais fastidieux pour le recruteur. Mettez en valeur votre dernier diplôme en date, ou le plus significatif. Si vous êtes polyvalent ou que vous possédez une double compétence, mentionnez vos deux diplômes. N’oubliez pas de décrire les travaux et mémoires réalisés dans le cadre de vos études.

Misez sur le contenu.
Même chose pour vos expériences : mettez en avant les plus récentes. En revanche, n’en négligez aucune qui vous a permis d’être en contact avec le monde du travail. Expliquez vos stages de la même manière qu’un salarié ses postes : précisez le nom de l’entreprise, son secteur d’activité, la durée de votre mission, ainsi que votre fonction et le détail du travail effectué. Situez les enjeux : par exemple, pour un stage de gestion des stocks, précisez les volumes, les clients, les compétences requises, sans oublier les résultats obtenus, chiffres à l’appui. Plus le recruteur cernera votre cadre de travail et son environnement, plus vos compétences s’imposeront à ses yeux.
Signalez aussi les jobs d’été ou les petits boulots qui vous ont permis de financer vos études : un poste de manager d’équipes en restauration rapide ou de vendeur dans la grande distribution atteste de qualités commerciales et de la capacité à prendre en charge un effectif plus ou moins important.

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Ne négligez pas les petits plus.
La pratique courante d’une ou de plusieurs langues étrangères, des connaissances particulières en informatique ou une expérience significative à l’étranger sont autant d’atouts à mettre en évidence. Tous les éléments susceptibles de vous démarquer méritent d’être mentionnés.
De même, la rubrique des activités extra professionnelles reste trop souvent négligée des candidats. Les recruteurs y portent pourtant un regard attentif : elle dévoile des traits de personnalité qui n’apparaissent pas dans les rubriques précédentes. Précisez le poste ou la fonction occupée dans un cadre associatif ou sportif, les réalisations. Ces éléments permettent d’établir un profil, d’évaluer des capacités, de compléter vos compétences.

Tourisme-hôtellerie.

Comment débuter ?

Le tourisme, l’hôtellerie et la restauration réclament des jeunes motivés qui ne ménagent pas leurs efforts. Ils exigent d’ailleurs une bonne condition physique. Car les 35 heures sont encore inconnues dans ces secteurs : les prestataires de services et leurs employés ne comptent pas leurs heures. Bon nombre de jeunes qui démarrent déplorent aussi la faiblesse des salaires. En revanche, la mobilité permet d’éviter les saisons creuses : il est fréquent de rencontrer des cuisiniers ou des moniteurs sportifs qui changent de région à chaque saison, s’assurant ainsi un revenu annuel. Réfléchissez donc à deux fois avant de vous lancer. Les stages et les jobs d’été, à défaut d’être bien rémunérés, vous conforteront ou non dans votre choix.


Procédez par étapes.
Commencez par chercher des informations sur le métier qui vous intéresse. Trois sources principales sont à votre disposition : la presse, les salons et les associations professionnelles. Une dizaine de titres sont spécialisés dans l’hôtellerie ou dans le tourisme, la plupart publient des petites annonces. Non distribuées en kiosque, vous les consulterez dans les bibliothèques des écoles hôtelières et dans les Anpe spécialisées.
Une soixantaine de salons consacrés au tourisme sont organisés chaque année en France. Une bonne opportunité pour proposer vos services aux professionnels. Enfin, de nombreuses associations représentent les professionnels du secteur. Elles vous donneront quelques conseils sur les pistes à suivre, voire quelques contacts.

Démarrez par des stages et des jobs d’été.
Multiplier vos expériences dans des centres de vacances, des hôtels ou des restaurants vous permettra de tester vos motivations, d’éprouver votre vocation et de vérifier si vous êtes fait ou non pour ce secteur d’activité. Elles vous permettront également d’enrichir votre CV et de séduire les responsables de formation. Comme dans beaucoup d’autres secteurs, les diplômes s’avèrent nécessaires mais pas suffisants. A niveau égal de formation, un employeur privilégiera un jeune qui aura profité de ses congés pour acquérir de l’expérience. Sachez que vous serez peu rétribué : la rémunération prend souvent la forme d’une indemnité de stage, c'est-à-dire généralement à 30 % du Smic, soit 2 000 francs par mois (305 euros).

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Etudiant ou salarié : deux modes de vie !
La durée de l’enseignement théorique dispensé varie considérablement entre formation classique et alternance. Dans le premier cas, le nombre d’heures de cours diffère en fonction du cursus choisi, pouvant aller d’une quinzaine à une trentaine d’heures par semaine. Le tout rythmé par de généreuses vacances scolaires ou universitaires. En alternance, vous suivrez entre 35 et 40 heures de cours par semaine et, dans l’entreprise, serez soumis aux mêmes horaires que les salariés. En outre, vous n’aurez donc droit qu’à cinq semaines de congés payés. Vous serez néanmoins nettement mieux encadré car durant votre séjour en entreprise, votre tuteur sera toujours présent pour vous épauler et vous conseiller.

lundi, 12 juin 2006

CREER SON PROPRE EMPLOI-JEUNE.

Pour vous clarifier les idées, commencez par préciser votre projet par écrit, en insistant bien sur le besoin auquel il peut répondre et sur son intérêt social. Il vous faut ensuite trouver la structure capable de porter votre projet. Renseignez-vous. Peut-être existe-t-il déjà une association susceptible de créer le poste envisagé, mais peut-être aussi devrez vous en monter une.

Demandez-vous qui votre projet peut intéresser : votre commune, une entreprise publique de service, une fédération départementale, etc. Ne rejetez aucune possibilité. Il sera temps ensuite de faire le bon choix. Privilégiez les organismes déjà actifs sur le terrain. Leur réputation auprès des pouvoirs publics crédibilisera votre démarche.

Recensez vos alliés.
Si vous pensez à un employeur potentiel, demandez à le rencontrer. Mesurez ses résistances, écoutez ses objections. Ne vous découragez pas face à ses premières hésitations. Identifiez avec lui les obstacles et proposez de chercher vous-même les moyens de les surmonter. Positionnez-vous non pas en jeune chômeur mais en initiateur d’un projet de création d’emploi. C'est beaucoup plus motivant pour les deux parties.
Il vous faut également d’autres partenaires. Prospectez près de chez vous. Dans certaines villes, il existe un chargé de mission compétent et motivé que vous trouverez à la mission locale. Ailleurs, vous pouvez avoir affaire à un animateur du dispositif emplois-jeunes. Essayez de faire appel à une association d’aide aux porteurs de projets ou à une plate-forme d’initiatives.

Identifiez les bons interlocuteurs.
Rencontrez aussi les responsables des conseils de quartier si votre ville en est dotée, l’élu municipal chargé des jeunes et de la citoyenneté, etc. Chacun pourra vous apporter ses conseils mais aussi vous ouvrir son carnet d’adresses. Vous trouverez partout des professionnels prêts à dépenser de leur énergie pour soutenir un projet d’emploi-jeune. La difficulté est de les repérer.
Parallèlement, mettez-vous en quête du pilote officiel des emplois-jeunes. Cela peut être le maire, un fonctionnaire de la direction du Travail ou un responsable associatif. Si personne n’est en mesure de vous donner ses coordonnées, appelez la direction du travail et de la formation professionnelle de votre département.
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Calculez le coût de votre projet.
Le plus épineux reste de vous procurer des financements complémentaires. Car l’aide versée par l’Etat correspond à 80 % du Smic, charges comprises. Il vous reste environ 1900 francs à trouver chaque mois. Si votre salaire est supérieur au Smic, prévoyez en conséquence. Car l’aide reste la même.
La rémunération ne représente pas le seul coût à supporter. Pensez aussi aux frais éventuels : bureau, matériel, gestion… Si la structure qui va vous employer est importante, ces coûts annexes représentent peu. S’il s’agit d’une petite association qui n’a jamais employé personne, attention. Elle sera seule responsable du paiement du salaire et des charges de fonctionnement. Un projet dont le coût a été sous-évalué peut le faire sombrer.

Le bilan professionnel.

Un projet professionnel est l’aboutissement d’une réflexion sur les points forts et faibles de votre personnalité, vos comportements, vos goûts, vos valeurs et motivations, ainsi que vos expériences passées.

Le bilan personnel conditionne le choix de votre métier. L’analyse de vos premières expériences dans le monde professionnel permet d’identifier les domaines où vous êtes le plus à l’aise, les points où vous devez progresser, ainsi que vos limites.
Vous déterminerez ainsi plus facilement le type de poste qui vous convient. Ce bilan s’effectue avec un consultant spécialisé. Si vous l’entreprenez en solo, présentez vos résultats à votre entourage et à des professionnels exerçant le métier qui vous intéresse afin de recueillir leurs avis.

Bilan personnel : explorez votre personnalité.
L’apparence est le premier aspect sur lequel un inconnu vous juge. Vous devez vous sentir à l’aise avec la vôtre. Si vous avez quelques complexes, réfléchissez à ce que vous êtes prêt à faire pour vous en libérer.
Etudiez vos relations avec les autres, votre façon de communiquer et de vous comporter dans un groupe. Vous déterminerez si vous êtes un communiquant ou un solitaire et si vous aimez travailler en équipe.
Passez au crible vos ressources intérieures. Examinez votre confiance en vous, votre capacité à vous affirmer, votre résistance au stress, aux influences, votre indépendance d’esprit. Etes-vous affranchi de votre milieu familial ? Avez-vous un fort besoin de reconnaissance ?

Soyez en accord avec vous-même.
Chacun, à travers sa culture, son tempérament, ses expériences, se construit une sorte de grille de lecture du monde. Le même événement, vécu par deux personnalités opposées, sera relaté très différemment. Déterminez si vous êtes un rationnel, un affectif ou un créatif, et si vous êtes plus à l’aise dans le domaine technique ou relationnel.
Enfin, demandez-vous si vos comportements sont en harmonie avec votre caractère. Vos choix de vie personnels et professionnels doivent être en accord avec vos points forts et vos valeurs. Interrogez-vous sur ce qui vous motive dans la vie, sur la place que vous avez envie d’accorder au travail. Synthétisez vos caractéristiques dominantes et l’ensemble de votre réflexion.

 

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Votre formation et vos expériences à la loupe.
Analysez votre cursus. Dressez la liste de toutes les matières que vous avez étudiées. Déterminez celles qui vous intéressent vraiment. Identifiez les enseignements que vous pouvez mettre en pratique dans votre vie professionnelle. L’objectif est de présenter de façon cohérente vos choix d’études à un recruteur
Si vous avez suivi des stages ou trouvé des jobs d’été, situez le contexte et l’environnement. Détaillez votre mission et listez les tâches accomplies. Qu’avez-vous appris ? Analysez aussi votre comportement. De quelle manière vous êtes-vous investi ? Vous êtes-vous bien adapté ? Quelles étaient vos relations avec la hiérarchie et vos collègues ? Une fois la synthèse rédigée, passez à votre projet professionnel.


Emplois jeunes 1.

emploi jeuneDestiné à favoriser, dans le secteur public et associatif, le développement d'activités nouvelles, le dispositif est réservé aux moins de 26 ans. Si vous avez dépassé cette limite d'âge, pas de panique. Vous pouvez postuler à un emploi-jeune jusqu'à 30 ans, sous certaines conditions très strictes. La nationalité française n’est pas exigée, sauf dans le cas particulier des candidats à un poste d’adjoint de sécurité de la police nationale.

Les fonctions à exercer ne manquent pas, mais mieux vaut miser sur l’éducation, l’action sociale et la sécurité, les plus importants recruteurs. Sachez aussi que vous pouvez mettre en place votre propre projet d'emploi-jeune.

Moins de 26 ans : des conditions assez souples.
D'après la loi, les aides de l'Etat ont pour objet de " permettre l'accès des jeunes à l'emploi ". Le programme vise donc les jeunes chômeurs et non pas ceux qui travaillent déjà. Cependant, rien ne vous oblige à être inscrit à l'ANPE pour bénéficier d'un emploi-jeune. Vous pouvez même enregistrer votre candidature sur le serveur télématique de l'ANPE sans être officiellement demandeur d'emploi. Tentez donc votre chance même si vous avez déjà un petit boulot.
Aucune condition de diplôme n'est fixée dans les textes, ni minimale, ni maximale. Si vous avez abandonné vos études au beau milieu du collège ou si vous êtes titulaire d'un bac +5, vous pouvez prétendre à un emploi-jeune. D’après le ministère du Travail, 27 % des recrues sont titulaires d'un CAP au maximum, et 18 % sont au contraire surdiplômés. Ce qui ne signifie évidemment pas que n’importe qui peut accéder à n’importe quel emploi. En fonction du type de poste proposé, les employeurs sont en droit d'exiger un niveau minimal de diplôme.

Avec ou sans expérience.
Seuls l'âge et l'absence d'expérience professionnelle sont déterminants pour avoir le droit d'accéder à un emploi-jeune. Si vous avez moins de 26 ans, peu importe que vous ayez déjà travaillé ou non. Seul l'âge entre en ligne de compte :         " Tous les jeunes sans emploi âgés de 18 à moins de 26 ans à la date de signature du contrat peuvent accéder aux emplois-jeunes ".

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Plus de 26 ans, à la rescousse des jeunes chômeurs.
Si vous avez entre 26 et 30 ans, vous pouvez bénéficier d’un emploi-jeune dans plusieurs cas. Vous avez été reconnu handicapé par la Cotorep ; vous n'avez jamais travaillé ou pas suffisamment pour pouvoir prétendre aux allocations des Assedic ; vous avez épuisé vos droits aux allocations de chômage ; vous percevez le RMI.
Si vous avez acquis vos droits au chômage pendant votre scolarité, dans le cadre d'une formation en alternance, d'un contrat emploi-solidarité, d'un contrat emploi-consolidé, d'un emploi-ville ou d'une entreprise d'insertion, vous pouvez également avoir accès au dispositif.
En revanche, si vous êtes indemnisé ou indemnisable par les Assedic, vous n’y avez pas droit.

Emplois jeunes 3.

Les emplois-jeunes ont été créés pour répondre à des besoins “ émergeant ou non satisfaits ”. Le besoin émergeant évoque une activité nouvelle ou expérimentale. La notion de besoin non satisfait élargit la portée du dispositif à des professions qui ne sont pas toujours novatrices. Vous pouvez ainsi être recruté par une association pour exercer des fonctions traditionnelles d’animateur, de standardiste ou de comptable. Ne confondez donc pas les emplois-jeunes avec des métiers nouveaux. Ce sont avant tout des fonctions qui correspondent à une véritable nécessité exprimée sur le terrain.


Public, semi-privé, privé : faites vos jeux !


Seuls les employeurs publics, les organismes privés à but non lucratif et les entreprises privées remplissant une mission de service public peuvent créer des emplois-jeunes. Ce qui laisse tout de même un large champ de prospection.

La catégorie des employeurs publics regroupe les collectivités territoriales (communes, départements, régions), les établissements publics nationaux, qu’ils soient administratifs, industriels ou commerciaux, les établissements publics locaux (collèges, hôpitaux) et les groupements d’intérêt public.

Dans les organismes de droit privé à but non lucratif, on trouve les associations, à l’exception de celles qui pratiquent un culte religieux et celles dont le siège et le lieu d’activité sont un domicile privé. Il y a aussi les fondations régulièrement déclarées, les mutuelles relevant du code de la Mutualité, les organismes de prévoyance, les comités d’entreprise, les syndicats professionnels, ainsi que les congrégations reconnues en tant qu’organismes de droit privé à but non lucratif pour leurs actions caritatives.

Certaines entreprises privées à but lucratif peuvent également embaucher dans le cadre des emplois-jeunes. Il s’agit de sociétés d’économie mixte, des sociétés anonymes de HLM, d’organismes de sécurité sociale, etc.

ZOOM.


Des nuances selon les conditions locales.
L’employeur doit respecter trois critères fondamentaux. L’activité doit correspondre à des besoins émergeant ou non satisfaits, ne pas concurrencer des actions déjà assurées dans le secteur public ou marchand, et présenter un caractère d’utilité sociale, notamment dans le domaine des activités sportives, culturelles, éducatives, d’environnement et de proximité.
D’après la loi, le respect de ces trois critères s’évalue sur un territoire donné. Ce qui signifie qu’un projet similaire à un autre déjà accepté peut être refusé, parce que ses conditions locales s’avèrent très différentes. A l’inverse, un emploi-jeune peut être créé pour mettre en place un service déjà existant dans une ville afin que d’autres populations puissent en bénéficier.