lundi, 12 juin 2006
LES SECTEURS QUI EMBAUCHENT.
En Angleterre et aux Etats-Unis, il arrive fréquemment à un chef d’entreprise qui a fait faillite de recommencer sa vie professionnelle en tant que serveur, vendeur en magasin, VRP ou ouvrier spécialisé. En moins de six mois, il retrouve ensuite une place de cadre, en prenant du galon dans la même entreprise, ou dans une autre. Et cela n’a rien d’humiliant sur un CV pour un Américain de montrer qu’il est repassé, pendant une période transitoire, au bas de l’échelle, en occupant un emploi moins qualifié. Les Français n’ont pas cette souplesse.
Aux Etats-Unis, une situation inversée.
Ces rebondissements sont motivés, outre-Atlantique, par une plus grande fluidité du travail : en clair, puisqu’il est plus facile d’embaucher, les gens sont à la merci d’un licenciement rapide. Les allocations chômage sont par ailleurs très faibles, ce qui incite les chercheurs d’emploi à se recaser rapidement, quitte à être moins bien payés. En France, la situation est inversée. Pas question de retrouver un emploi qui ne corresponde pas à sa qualification ou à ses aspirations professionnelles, lorsqu’on débute. Chez les jeunes, la mentalité est souvent similaire : du coup, certains secteurs, où l’on peut évoluer rapidement vers des postes de cadres n’arrivent plus à embaucher. Pourtant, les formations mises en place ont de quoi séduire les jeunes à la recherche d’un premier emploi.
Vous pouvez travailler demain !
Les opportunités de travail ne font pas défaut à ceux qui n’ont pas décroché de diplômes. Des ateliers de fabrication et ses centaines de métiers, à la sécurité, en passant par le nettoyage industriel, les centres d’appels, de nombreux autres secteurs sont prêts à embaucher les candidats prêts à s’investir dans des activités souvent plus dures physiquement que la moyenne des postes réservés aux diplômés. Sachez que les rémunérations y sont plus modestes et les conditions de travail plus difficiles : horaires décalés, mi-temps parfois imposés.
Supporter la répétitivité, envisager une évolution.
La pénibilité et la répétitivité des tâches sont le lot commun des emplois moins qualifiés, certes, mais offrent tout de même des possibilités d’évolution. Ce qui ne veut pas dire que ces secteurs manquent d’attrait. Par exemple, l’hôtellerie-restauration redouble d’efforts pour trouver ses recrues. La restauration de chaîne a mis sur pied une formation qualifiante avec le concours de l’industrie hôtelière. "Recap cuisine ou salle" (Reconnaissance d’aptitude à l’emploi) permet à des stagiaires rémunérés de suivre une formation adaptée à l’entreprise et d’y faire éventuellement carrière.
Même type d’initiative dans le bâtiment, qui se porte bien mieux et manque de bras. S’il ne recrute plus autant de manœuvres que par le passé, il propose des formations qualifiantes de couvreur en six mois, car il existe un manque criant depuis la tempête de décembre 1999. Ce secteur organise aussi des contrats de qualification en un an pour former aux métiers de base de la profession.
Le transport et la logistique offrent aussi de grandes possibilités d’insertion, avec des formations courtes organisées par les professionnels. Conducteurs, manutentionnaires, pointeurs, réceptionnaires… le débutant peut y occuper de nombreux postes dans un secteur technique où l'on ne chôme pas. On y entre souvent par le biais des agences d’intérim. La pénurie de chauffeurs a poussé les entreprises à former à Orly, Lyon et Beauvais des jeunes en contrat de qualification pour devenir chauffeur de poids lourds ou super lourds pendant six à douze mois et obtenir un certificat de formation professionnelle. Vous pouvez aussi devenir chauffeur de taxi, salarié ou à votre compte. Les formations sont conventionnées par le Conseil général et durent de six mois à un an, en cours du soir ou à temps plein.
| Une première expérience en centre d’appels. Les centres d’appels sont friands de jeunes diplômés. Mais attention : y travailler permet d’avoir des temps partiels compatibles avec une recherche d’emploi mais, comme tout job sans rapport avec vos diplômes ou votre formation, cela peut aussi devenir un piège. Ne vous y installez pas trop longtemps. Sachez aussi que de nombreuses sociétés délocalisent leur centre d’appels à l’étranger, et notamment en Irlande. Une bonne occasion pour tester votre aptitude à vivre à l’étranger dans un pays proche du nôtre. |
21:15 Publié dans emploi jeune | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : embauche |
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