samedi, 06 janvier 2007

Autodidactes : réussir ou s’épanouir sans diplôme

A l’heure où les diplômes sont perçus comme autant de garanties de réussite professionnelle, les autodidactes se posent en ovnis sur le marché de travail. Pourtant, en France, deux patrons sur trois ont fait leurs preuves sans bagage.

medium_0007059.JPGLeurs secteurs de prédilection : le commerce, l’hôtellerie restauration, l’industrie ou encore l’informatique... Comment faire de ses carences une force et un atout pour les recruteurs ? Comment accéder à des postes intéressants sans formation ? Tour d’horizon...

Chaque année, 97 000 jeunes quittent l’école sans diplôme. En situation d’échec ou simplement en inadéquation avec le système scolaire, tous ont des raisons diverses de ne pas suivre le chemin classique qui mène au monde du travail. Sans diplôme, seuls leur persévérance, leur pragmatisme et leur esprit d’entreprise leur permettent d’accéder à un emploi. Il est d’ailleurs démontré qu’un autodidacte aura moins d’a priori pour accepter un poste qu’un jeune diplômé « formaté » pour réussir.

La nécessité de prouver leur légitimité pousse les autodidactes à travailler d’autant plus. Ils développent ainsi au cours de leur carrière professionnelle une grande capacité d’adaptation, une rapidité d’action et un esprit d’analyse aiguisé. Autant de qualités qui leur évitent d’être marginalisés face aux diplômés. Pour preuve, selon l’Insee, 70 % des créateurs d’entreprise n’ont pas de diplôme supérieur au baccalauréat. Imaginer, inventer et persévérer leur auront donc permis de réussir.

Des perspectives de carrière sans diplôme
Le secteur de l’hôtellerie restauration perpétue des valeurs (passion du métier, disponibilité, sens du service, valorisation de l’expérience pratique...) qui ont peu de rapport avec la longueur du CV. Ainsi, même si les diplômes à bac +2 se développent, les professionnels apprécient toujours les autodidactes formés sur le tas. Idem pour les métiers de la vente, où les perspectives d’évolution larges et variées offrent un terrain favorable aux jeunes sans diplôme en mal de reconnaissance.
Dans ce secteur, les employeurs préfèrent souvent embaucher des jeunes sans qualification et inexpérimentés, pour les former sur le terrain, plutôt que des BTS action commerciale ou force de vente qui, après deux ans d’expérience seront déjà 50% à changer de poste. Le BTP, la distribution et la fonction publique sont également des secteurs friands de ces profils atypiques.

Après avoir roulé sa bosse et gravi les échelons à force de motivation, si l’autodidacte désire un jour une reconnaissance professionnelle supplémentaire, il peut toujours valider ses acquis. A ce titre, la loi de modernisation sociale et son volet sur la validation des acquis de l’expérience (VAE) permettent l’obtention d’un diplôme, d’une certification ou d’un titre homologué dans le répertoire national. Le diplôme de l’expérience en quelque sorte... Et ce dernier s’avère parfois indispensable pour gagner de nouveaux galons !
Liens:

medium_trouver_un_emploi_sans_diplome.3.jpgde Sabine Duhamel, Marie-Lorène Giniès. 

Dans une conjoncture où les sur-diplômés au chômage sont légion, les autodidactes bénéficient d'un regain d'intérêt. Souvent plus adaptés au marché du travail que les jeunes issus des bancs de l'école, ils peuvent s'orienter vers une multitude de métiers. La fonction publique propose un certain nombre de débouchés : gardien de la paix, agent des services hospitaliers ou magasinier de bibliothèque... Vous pouvez également rejoindre EDF-GDF, la RATP, la SNCF ou encore les différents corps d'armée. Si vous souhaitez entrer dans le secteur de la restauration ou du commerce, il faudra faire preuve d'un minimum de motivation et de dynamisme. Ce guide vous explique comment valoriser vos compétences et vous présente tous les métiers accessibles sans diplôme, aussi bien dans le public que dans le privé. Vous y trouverez également un ensemble d'adresses indispensables pour réussir.

vendredi, 08 décembre 2006

Vous êtes autodidacte ?

Soyez-en fier !
Selon le Petit Larousse, on dit d’une personne qu’elle est autodidacte lorsqu’elle « s’est instruite elle-même, sans professeur ». Si vous en êtes, partez en entretien d’embauche la tête haute car vous n’avez pas à rougir de votre parcours ! Au contraire, vous devez le revendiquer. La plupart des professionnels ne s’y tromperont pas : ils préfèreront engager un autodidacte compétent, expérimenté, qui a des choses à dire et à montrer plutôt qu’un bac + 5 qui se contente d’exécuter et de suivre le gros du troupeau sans jamais faire preuve d’initiative ou de créativité.

Inspirez confiance.
Pour cela, bien évidemment, il vous faudra dans un premier temps rassurer et inspirer confiance en mettant en valeur vos compétences et vos expériences d'autodidacte. Il est primordial de bien signifier que c’est vous et vous seul qui avez décidé de ne pas faire d’études ou, le cas échéant, de ne pas en faire dans le domaine professionnel au sein duquel vous travaillez aujourd’hui. Exemples à l’appui, vous devez montrer de façon évidente que vous assumez et justifiez ce choix, ce qui implique aussi que vous avez le sens des responsabilités. Une qualité qui vaut de l’or pour bien des recruteurs. Conclusion : stages, emplois, bénévolat… toutes vos activités, professionnelles et personnelles, sont bonnes à citer si elles abondent dans le sens du poste que vous convoitez.

Profil autodidacte.
Car contrairement aux idées reçues, un profil atypique suscite de la curiosité et de l’intérêt, à condition de bien savoir l’utiliser et d’en faire un véritable atout. A vous donc de mettre en avant la maturité que vous avez acquise lors de vos expériences passées en vous confrontant à des situations variées et parfois loin d’être évidentes. Toutefois, ne jouez pas à fond la carte du mercenaire baroudeur. Le propre de l’autodidacte est aussi sa soif d’apprendre. Mettez cet argument en avant et montrez à votre interlocuteur que vous êtes quelqu’un d’ouvert, désireux de se perfectionner, et pourquoi pas même, de se former plus complètement. Vous le conforterez ainsi dans l’idée que, loin d’être une brebis galeuse, vous êtes peut-être bien le mouton à cinq pattes qu’il recherche…

19:50 Publié dans Entretien d'embauche. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : autodidacte | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook