jeudi, 04 janvier 2007

Que faire d'une année sabbatique?

Bon pour un an.
365 jours en promo! Totale liberté d'usage! Que faire d'une année sabbatique?
Les membres du comité de rédaction d'entrées libres se sont posé la question.
Une manière pour nos lecteurs de découvrir celles et ceux qui "font" leur revue
au quotidien. Et si nos rêves peuvent vous inspirer…


medium_Nouvelle_image.jpgUne année "back up informatique"! Sauvegarder tout ce qui est en cours et qui s'exécute,
trop souvent à du 200/h. Écrire sous la forme d'un portfolio en ligne (un blog… à valeur
pédagogique ajoutée), des tranches de vie, des enseignements et aussi des choses qui
n'ont pas bien marché, pour épargner aux autres les mêmes impatiences. Reprendre la cornemuse que je pratique et le violoncelle, trop tôt abandonné. "Chant mariner" sur un
second CD. Découvrir avec curiosité la grand-paternité. Lisbonne retourner visiter.

medium_Nouvelle_image_2_.jpgCe que je ferais? RIEN. C'est votre première pensée aussi: ne niez pas! Ce qui n'a rien d'original. En effet, dans une dolente étude (MORPHÉE, Enquête sur les forces de repos, juillet-aout) entre deux temps de repos, des chercheurs en chambre ont montré que ce serait là la non-activité d'une amorphe majorité. À la question "Que feriez-vous si vous disposiez d'une année sabbatique?", les réponses sont les suivantes: pas grand-chose (0,000001%); rien (0,499999%); vraiment rien (0,5%); rien du tout (99%). Cette question réveille apparemment l'unau qui ronfle en nous! Donc: farniente, ma niente da niente! Et sans fausse honte.

medium_Nouvelle_image_3_.jpgJe prendrais le temps de donner du temps, de ce temps volé aux proches, aux amis de toujours et aux amis oubliés, mais aussi à ceux qui ont tant besoin qu'on leur en donne. Je
prendrais aussi le temps de voyager. Voyager pour savourer les couleurs de la Terre, entendre les récits d'autres vies. Voyager dans ma tête sans rien en attendre de précis. Pour éviter de se prendre au sérieux, je n'oublierais pas de déboucher une bonne bouteille et, pour sûr, de faire la fête!

medium_Nouvelle_image_4_.3.jpgUne année sabbatique… Le rêve! On se dit qu'on a tout le temps, mais aussi que ça passe tellement vite! Que faire? Que choisir? Une chose est sure, j'aurais du mal à rester en place! Alors, mon passeport en poche et ma valise bien remplie, à moi les voyages, les découvertes, le soleil (surtout le soleil!); je laisserais le hasard des rencontres guider mes pas… Mais s'il le fallait, je pourrais me contenter de gouter à la simplicité de la vie, chez moi en cuisinant de bons petits plats selon mes envies, ou au grand air, savourant la quiétude et la beauté de la nature…

medium_Nouvelle_image_5_.2.jpgQue faire pendant une année sabbatique? Version paresseuse: rien, rien et rien. Version
agressive: je me clone et je m'envoie braquer une banque pendant que moi, je boucle les
valises et nous partons pour un tour du monde… Non mais, vous m'avez bien regardée?
Vous imaginez un gros flingue au bout de mon petit poignet? Version poétique: je renouvèle ma collection de crayons de couleur, pastels, écolines, gouaches et papiers, et je propose à tous mes voisins de dessiner leur portrait.


medium_Nouvelle_image_6_.3.jpg"Cultiver mon jardin", loin des scandales et du tumulte de la ville. Les mauvaises herbes profitent beaucoup trop de la surcharge de mon agenda. Lire les ouvrages que, comme le disait si bien Italo CALVINO, je n'ai pas encore ouverts et dont la pile à côté de ma table de nuit commence à pencher dangereusement, relire ceux que j'ai oubliés et qui m'ont ravi, découvrir ceux que mes amis me conseillent vivement, et… Enfin, les longues journées d'hiver, j'irai suivre des cours de sculpture sur bois afin de… préparer une retraite sereine et créative.

medium_Nouvelle_image_7_.4.jpgUne année sabbatique, sans se soucier de gagner sa vie… OK! Eh bien, je dirais… aller au
bout. Avoir le temps d'aller au bout. Au bout de tout ce que j'ai envie de découvrir d'un cinéaste, d'un auteur, d'un peintre, d'un groupe rock, d'un évènement, sans devoir me contenter du dernier film sorti, du premier paragraphe de la critique, de deux tableaux aperçus dans la vitrine d'une galerie, d'un morceau entendu à la radio ou d'un demi-article avant que le sommeil me prenne. Avoir le sentiment, pour une fois, de pouvoir aller au fond des choses…

medium_Nouvelle_image_8_.2.jpgJe prendrais le train pour Gênes et de là un cargo pour Alexandrie. Je louerais une voiture
jusqu'au Wadi Natroun, je logerais dans les couvents coptes. Au Caire, je me perdrais dans
les souks et peut-être pousserais-je jusqu'en Éthiopie? Je m'assiérais tous les jours pendant des heures à regarder le monde. Je rencontrerais plein de gens étranges. Au retour, j'écrirais un récit de voyage dédié à mon mari qui se serait occupé pendant tout ce temps de la famille, de la maison et du jardin et m'aurait envoyé des chèques tous les mois.

medium_Nouvelle_image_9_.jpgDonner plus de temps et donc de moyens aux projets actuels, profiter de trois périodes de
vacances (ski, soleil et nature, exotisme sportif) et du nid douillet familial. Transformer mes
passions en activités quotidiennes. En théâtre: lire et relire, adapter et réaliser un prochain
spectacle au coeur même du Rocher Bayard, mettre en oeuvre deux autres pièces. En football, ramener le Dinant FC à un niveau plus digne et soutenir mes garçons. En politique… Tout dépendra du 8 octobre!

medium_Nouvelle_image_1_.jpgQue peut signifier cette "année sabbatique", alors que je suis "retraitée"? Quel rêve intime, enfoui et silencieux, ai-je envie de réaliser? Délivrer la maison de tout ce qui l'encombre, n'y garder que le beau et l'essentiel, fleurir davantage la terrasse, soulager l'agenda des contraintes inutiles… et dans cet espace-temps reconstruit, écrire dans le silence du matin ou de la soirée, ces "Mémoires africaines" qui dorment depuis 50 ans: oh, le beau rêve!

medium_Nouvelle_image_10_.jpgAnnée sabbatique: chaque 7e année, durant laquelle les terres étaient laissées en jachère et leurs produits naturels abandonnés aux pauvres. Et pour jachères, des vacances, qui se prolongeraient suffisamment pour penser avec délectation à ceux qui ont repris le collier en aout. Flâneries entre les collines toscanes, en refaisant le monde sous l'ombrage de la tonnelle d'une trattoria, la table garnie de son blanc frais pour produit naturel; cabotage entre les iles grecques, relire HEIDEGGER en allemand, mais d'abord apprendre l'allemand, ensoleiller les chemins solitaires du philosophe. Exhumer les livres non lus, qui paressent en trainant leurs tranches comme des reproches…

medium_Nouvelle_image_11_.jpgCourir l'aube en Fagnes. Face à la mer, consacrer la matinée au stylo. Siester en planeur
dans le cerveau de Didier van CAUWELAERT pour y suivre ses nuages imaginatifs.
Aquareller l'après-midi en Toscane, là où même les jours gris sont supportables quand ils
mélangent bleu outremer et terre de Sienne. Photographier le soleil finissant dans le
Luberon lorsque la lumière tiédit les pierres et étire les ombres. Au souper, discuter de tout
cela autour d'un Gigondas. Et cela, 365 jours? Il y a pire!

medium_Nouvelle_image_12_.jpgJe rangerais mon agenda au fond d'une armoire et je m'offrirais ce luxe inouï: me réveiller
chaque matin prête à m'embarquer pour une destination inconnue. Sans bouger de chez
moi, peut-être, je serais enfin, vraiment, résolument nomade.

 



medium_Nouvelle_image_13_.jpgOm Mani Padme Hum! Depuis mon premier voyage en Asie, je suis fascinée par ce continent
au sourire envoutant. Que donnerais-je - 12 mois de mon temps libre? - pour réunir
au fond de ma vieille bourse en cuir de yack assez de yuans pour partir sur les pas
d'Alexandra DAVID-NÉEL à la découverte de paysages à couper le souffle, d'une culture
baignée de sagesse et d'un peuple si accueillant, à la vie dure mais heureuse. Himalaya,
Bouddha, lamas, Potala… rimeront-ils bientôt avec "Tashi delek Tibet, me voilà!"?

medium_Nouvelle_image_14_.jpgEmbarquement immédiat pour quelques rêves délirants. Apprendre à apprivoiser le chameau de Tasmanie. Parait que c'est pas si dur. Y en a qui le font dans les cabinets ministériels.
Lire GALBRAITH, dix minutes le matin et FREUD, un quart d’heure l'après-midi, si
possible en italien - ça aide. À leur mémoire bienheureuse d'enquiquineurs de génie et
d'amateurs de champignons qui voulaient de la morale chez les économistes américains et
du désir chez les anorexiques. Parait que c'est pas si dur. Je veux dire: lire en italien. Mais,
à me creuser pour chercher des choses impossibles, je me surprends à penser que tout ça
pourrait n'être pas si fou...

19:25 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : année sabbatique

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mercredi, 03 janvier 2007

Conseil d’expert.

Après trois ans d’expérience, est-il trop tôt pour prendre une année sabbatique?


medium_annee_sabbatique.2.jpgIl y a trois ans, j’ai participé à une formation pour les jeunes diplômés en trading, laquelle s’est achevée l’année dernière. Je travaille depuis pour cette même société, au poste d’analyste de crédit. Pourtant, je souhaiterai quitter mon poste actuel afin de voyager en Australie durant une année. Cependant, j’ai peur de ne pas être en mesure de trouver un nouvel emploi à mon retour, ma carrière est peut-être encore trop récente pour prendre une année sabbatique.
Que me conseillez-vous ?

La vie est trop courte. Si vous souhaitez vraiment prendre une année sabbatique afin d’aller en Australie, il faut le faire avant d’avoir des responsabilités financières et familiales.


Avec trois ans d’expérience, vous disposez de bases solides. En outre, l’analyse de crédit est un secteur où il est habituellement possible de trouver un emploi– si vous aviez travaillé en private equity ou dans tout autre secteur où les postes de juniors sont des denrées rares, il aurait fallu y réfléchir à deux fois.


Pour maximiser vos chances de trouver un bon emploi à votre retour, planifiez votre voyage attentivement, préparez le terrain avant de partir et réfléchissez à la manière dont vous allez occuper votre temps pendant cette année à l’étranger. Imaginez comment vous allez rédiger votre CV à votre retour. Que souhaiteriez-vous dire sur ce que vous avez fait ? Qu’avez-vous appris de votre expérience et quelles nouvelles aptitudes avez-vous développées ?


Commencez aussi à parler à vos employeurs. S’ils vous apprécient, ils pourraient vous offrir un poste à votre retour. Il est peu probable que vous obteniez une garantie de leur part. Néanmoins, vous aurez de bien meilleures chances si vous établissez un réseau de contacts au sein de la société avant de partir et si vous le réactivez un mois avant votre retour.


Réfléchissez à la possibilité de trouver un travail correspondant à votre profil en Australie et contactez le maximum de personnes avant de partir. Votre employeur a-t-il des bureaux en Australie ? S’ils n’ont pas de postes pour vous, peut-être pourriez-vous tout de même leur rendre une petite visite.


Petite mise en garde : attendez-vous à retourner sur le marché du travail à un niveau inférieur au précédent et à devoir grimper les échelons, à nouveau. En outre, vous pourriez réaliser qu’un an à l’étranger est une expérience tellement bouleversante que vous ne souhaitez plus travailler en banque d’affaires. Après une année sabbatique, les personnes réalisent souvent que le dernier poste qu’elles souhaiteraient occuper à leur retour, c’est celui qu’elles occupaient avant de partir.


Conseil d’un lecteur.

Ne le faites pas. Personne ne vous attendra. Vous avez eu la chance incroyable de rentrer dans le système et il se pourrait que vous ne soyez pas aussi chanceux dans un an. Les chasseurs de tête ne vous aideront pas, parce que vous serez au chômage ; les programmes destinés aux jeunes diplômés ne vous seront d’aucune utilité, parce que vous y avez déjà participé. Vous n’aurez plus qu’à espérer qu’un manager vous considère comme plus intéressant, avec votre année au soleil, qu’un autre candidat issu d’une société concurrente ... Quant à la question : « Est-ce trop prématuré? »... Ce que je viens de décrire ne fera qu’empirer à mesure que vous avancerez en âge. La seule différence est que vous pourriez avoir plus de contacts d’ici là. Connaître des gens ne signifie pas pour autant qu’ils vous aideront en cas de besoin.

12:25 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : année sabbatique

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samedi, 04 novembre 2006

Introduction.

Un coup de blues quand vous pensez à la rentrée ? Et si vous changiez de vie ? En arrêtant de travailler, en créant une autre activité, en vous installant à la campagne ou même à l’étranger. Voici les clés pour concrétiser vos envies !

medium_zzz551han.jpgMais à quoi rêve la majorité des estivants à l’heure du grand repos annuel ? A prolonger le rêve ! S’affranchir des contraintes professionnelles, fuir la routine du bureau, échapper au stress de la productivité et des objectifs commerciaux… Pour des millions d’actifs, la notion de rêve s’ancre dans une problématique professionnelle. Au pays roi de la consommation de psychotropes – plus de 122 millions de boîtes d’antidépresseurs et de somnifères ont été absorbées l’an dernier – certains ont trouvé un bien meilleur remède pour voir la vie en rose.

Après s’être constitué une cagnotte, ils goûtent au bonheur d’être rentiers. D’autres prennent des chemins plus accessibles : une année de farniente, une reconversion dans un métier-passion, une installation à la campagne loin de la ville où ils travaillent. Plus audacieux, les créateurs d’entreprise jubilent d’être leur propre patron après des années de salariat. Quant aux retraités, ils rattrapent le temps perdu et passent leurs vieux jours sous des latitudes ensoleillées où ils mènent grand train. Pourquoi pas vous ? Il suffit de le décider.

Au sommaire de cette enquête :

 

Introduction
Osez une année sabbatique
Arrêtez donc de travailler !
Reprenez des études pour changer de vie
Devenez votre propre patron
Habitez à la campagne en travaillant en ville
Passez votre retraite au soleil

Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006

20:59 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Financez vos rêves

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Osez une année sabbatique

Envie d’une pause prolongée en famille ou, comme Sophie Didier-Vacelet, d’un voyage au long cours ? En prenant une année sabbatique, vous décrochez de votre job avec la certitude de le retrouver au retour. Ou tout du moins votre statut et le salaire correspondant.

medium_anneesabbatique-br.2.jpgPour y avoir droit, il faut justifier à la date du départ d’au moins trente-six mois d’ancienneté dans l’entreprise, consécutifs ou non, et de six années d’activité professionnelle.Problème : poser un tel congé d’une durée de onze mois, voire plus si on y adjoint des congés ordinaires, n’est pas toujours bien vécu par le patron. Soyez donc diplomate et, surtout, parlez de votre projet très à l’avance pour faciliter l’organisation de votre remplacement. Dans une société de moins de 200 salariés, l’employeur peut refuser ce congé en justifiant une atteinte à la bonne marche de l’entreprise. La décision est alors contestable aux prud’hommes. Dans les sociétés de taille plus importante, le refus est impossible, mais un report de six mois peut être demandé. Plus souple, le congé pour solidarité internationale permet, lui, de partir pour de plus courtes périodes, dans le but de participer bénévolement à une mission humanitaire à l’étranger.

Vous gardez vos droits à la Sécu

Pour financer votre projet, le déblocage anticipé de l’épargne salariale n’est pas admis, sauf à disposer d’un compte-épargne temps. Côté Sécurité sociale, aucun souci : vous conservez gratuitement vos droits pendant quatre ans. Et, concernant la retraite, mieux vaut partir en cours d’année qu’au 1er janvier pour ne pas perdre un an de cotisation : à l’exception des fonctionnaires, les salariés valident un trimestre dès lors qu’ils cotisent sur 1 606 euros sans tenir compte de la durée effective de travail. Pour certains, un ou deux mois en début d’année suffisent donc pour valider quatre trimestres !

Carnet d’adresses

Vos droits : www.travail.gouv.fr
Missions humanitaires : www.planete-urgence.org

15 000 euros tout compris pour un tour du monde

Avocate fiscaliste, Sophie Didier-Vacelet désirait s’évader provisoirement du milieu d’affaires financières où elle évoluait, pour partir à la rencontre du monde avec son mari. D’où son année sabbatique. « C’est une expérience dont on revient transformé, beaucoup plus sensible aux valeurs humaines essentielles », raconte-t-elle. Une aventure qu’elle partage dans Chroniques d’une année en liberté (disponible sur www.chambreaair-pournoel.com). Un budget de 30 000 euros a suffi pour réaliser ce rêve, comprenant deux billets d’avion avec dix stops, achetés environ 7 000 euros.

Au sommaire de cette enquête :

Introduction
Osez une année sabbatique
Arrêtez donc de travailler !
Reprenez des études pour changer de vie
Devenez votre propre patron
Habitez à la campagne en travaillant en ville
Passez votre retraite au soleil

Conseil d’expert : Après trois ans d’expérience, est-il trop tôt pour prendre une année sabbatique?


Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006

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Arrêtez donc de travailler !

Ne plus courir après le temps libre, bon nombre d’actifs en rêvent. La question : « Combien me faut-il pour vivre de mes rentes ? » arrive ainsi de façon récurrente à Mieux Vivre Votre Argent. Pas de réponse possible sans déterminer d’abord vos besoins de revenus annuels.

medium_peche1.2.jpgSoyez réaliste dans cette évaluation. Certes, en arrêtant de travailler, certains frais, vêtements ou transports par exemple, auront tendance à diminuer. Idem du côté de la note fiscale. Les revenus du capital sont moins taxés que ceux du travail. A condition d’utiliser judicieusement des enveloppes défiscalisées type plan d’épargne en actions et d’opter à bon escient pour le prélèvement libératoire forfaitaire. Il ne faut pas oublier que la baisse de vos revenus provoquera mathématiquement une diminution du taux d’imposition.

Entamer son capital… ou pas

Ces économies sont toutefois insuffisantes pour compenser la facture des activités diverses occupant… votre temps libre. Sans compter le coût d’une couverture santé individuelle. Démissionnaire, vous garderez vos droits à la Sécurité sociale pour votre famille pendant quatre ans. Passé ce délai, la seule planche de salut est la couverture maladie universelle, au prix d’une cotisation annuelle égale à 8 % de la part de votre revenu fiscal de référence excédant 6 995 euros.
Une fois votre budget prévisionnel établi, il reste à faire un choix patrimonial : entamerez-vous votre capital ou vous contenterez-vous d’en retirer les fruits ? En d’autres termes, avez-vous l’intention de laisser un héritage à vos enfants ou à vos proches ? En grignotant votre bas de laine, 212 000 euros sont nécessaires, avec un rendement annuel de 3 %, pour disposer de 1 000 euros par mois pendant vingt-cinq ans et de 280 000 euros pendant quarante ans.

Mais pour ne vivre que des fruits de vos économies, il faudra alors disposer de 420 000 euros dans les deux cas. Attention, si vous puisez dans votre capital, prenez une bonne marge de sécurité par rapport à votre espérance de vie statistique. Et surtout, pensez à évaluer votre patrimoine hors immobilier de jouissance, lequel ne vous rapporte rien si ce n’est son usage !
Pour faire vos calculs, tablez sur une hypothèse de rendement de 3 % net d’impôts. Ce chiffre est aisément accessible dans l’environnement actuel. Et dites-vous que toute surperformance éventuelle vous permettra de mettre plus de beurre dans les épinards ! Comment faire en pratique ? Surtout ne pas se limiter à une gestion prudente. Car devenir rentier, c’est un projet pour la vie.

Donc, du long terme… La meilleure solution consiste à se constituer, d’un côté, une tirelire sécurisée et liquide, et, de l’autre, à prendre des risques sur des actifs volatils offrant des perspectives de gains supérieurs, comme l’a fait Paul-Louis. Sur le compartiment sécurisé, vous investirez un capital suffisant pour ponctionner des revenus pendant dix à douze ans. Ce délai correspond à la période minimale d’immobilisation des fonds sur le compartiment à risques pour avoir le temps de se refaire en cas d’accident sur les marchés.

Diversification et mobilité patrimoniales de rigueur

Pour l’épargne garantie, privilégiez les fonds en euros des contrats d’assurance vie multisupports. On peut raisonnablement espérer le maintien d’un rendement minimal de 4 % dans les dix prochaines années, à la faveur de la récente remontée des taux longs. Un couple ayant versé 400 000 euros sur un produit rémunéré à 4 % pourra retirer en franchise d’impôts 34 000 euros par an dès la neuvième année. Là encore, mieux vaut avoir prévu ! « Si vous ne disposez pas d’un contrat d’au moins huit ans, vous pouvez recourir à l’assurance vie à bonus de fidélité, suggère Bernard Paran, responsable du pôle financier chez Thésaurus. Comme les intérêts sont seulement crédités au terme, elle permet des retraits défiscalisés dès la première année. »

Sur la partie risquée de votre patrimoine, jouez évidemment la Bourse. En réservant une place de choix aux valeurs de rendement, en raison de la fiscalité légère des revenus d’actions. Un couple peut ainsi percevoir au moins 8 200 euros de dividendes annuels en franchise d’impôt. Par ailleurs, soyez réactif. « Un portefeuille de rentier doit être géré avec beaucoup de mobilité, commente Claude Garnier, coprésident d’Aforge Finance. Nous diversifions actuellement avec de la gestion alternative et du non-coté, mais uniquement via des fonds de fonds pour limiter au maximum la volatilité. »

L’immobilier est à classer dans les actifs à risque, surtout en période de surchauffe du marché de la pierre comme actuellement. « Il est grand temps de prendre une partie de sa plus-value, d’en mettre une partie à l’abri et de racheter à crédit, prévient Patrick Ganansia, gérant d’Initiatives Financières. Si vous vendez 100, placez 50 dans votre tirelire sécurisée et utilisez les 50 restant comme apport personnel. Avec un crédit sur quinze ans, les loyers suffiront à financer le bien. » Puis vous recommencerez l’opération. Une solution à n’utiliser que si la pierre ne représente pas déjà la majeure partie de votre patrimoine.

680 000 euros pour une rente de 12 000 euros par an

A 53 ans, Paul-Louis Sénéchal vit de ses rentes depuis 1997. Cet ex-ingénieur en télécommunications a jeté l’éponge après vingt-trois ans d’activité et avec un patrimoine de 496 000 euros. Depuis, il a réussi à le valoriser de 35 %. Consacrant deux heures par jour au suivi des marchés boursiers, il est aujourd’hui riche de 680 000 euros, investis à 50 % en actions. De ses contrats d’assurance vie en euros, il tire sans problème 12 000 euros de revenus nets par an.


« En quittant la région parisienne où j’étouffais, j’ai maintenu mon niveau de consommation pour une qualité de vie incomparable, se réjouit-il. Je ne me prive de rien et continue de voyager. » Surtout, Paul-Louis met à profit une bonne partie de son temps pour débusquer les meilleurs prix. « Le temps, pour moi, c’est vraiment de l’argent », conclut-il.

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20:50 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : financez vos reves, Arrêtez de travailler

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Reprenez des études pour changer de vie

Vous avez envie de gravir les échelons ou d’assouvir une nouvelle vocation ? Reprenez le chemin des études ! Pour décrocher un master de gestion ou apprendre l’anglais à Londres, le congé individuel de formation (CIF) vous offre une seconde chance.

medium_etudes.jpgIl est ouvert à toute personne disposant d’une ancienneté de vingt-quatre mois, consécutifs ou non, en tant que salarié, dont douze mois dans l’entreprise. L’ancienneté est portée à trente-six mois dans les entreprises artisanales de moins de 10 salariés. Pour monter votre dossier, adressez-vous à l’organisme collecteur dont dépend votre branche professionnelle.

Au mieux, il prendra totalement en charge le coût de votre formation et de votre salaire. Mais n’hésitez pas, comme Géraldine, à proposer une participation personnelle au paiement de la formation et/ou un renoncement à une fraction de votre salaire ou de vos congés payés. Votre employeur ne peut s’opposer à votre demande d’autorisation d’absence, mais seulement la différer une fois.
Autre solution : suivre une formation continue. Au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), par exemple, vous avez accès à des cursus qualifiants, soit en cours du soir, soit par modules de trois jours par mois. « J’étais à la direction financière d’une société et je ne trouvais aucune motivation profonde à améliorer son compte de résultat, raconte Florence Turounet. J’avais envie de donner du sens moral à mon métier, c’est pourquoi j’ai préparé le master gestion des établissements de santé au CNAM. Faire que l’on soigne mieux pour moins cher, c’est désormais ma fonction de gestionnaire dans un hôpital. »

Carnet d’adresses

Congé individuel formation : www.fongecif.com, www.leportaildelaformation.fr
Possibilités de formation : www.centre-inffo.fr

90 % de son salaire pendant quinze mois

Géraldine Dormoy a décroché un congé individuel de formation pendant quinze mois pour préparer le master de l’Institut français de la mode (IFM).
Un rêve d’enfant pour cette ex-chargée d’études marketing, qu’elle partage sur son blog http://cafe-mode.hautetfort.com . « L’IFM était incontournable pour moi, commente-t-elle. Mais, diplômée d’une école de commerce et bien payée, je n’étais pas prioritaire pour un CIF aussi coûteux. » Après un premier refus, Géraldine a prouvé sa motivation en proposant de payer les frais de scolarité de 8 500 euros et d’abandonner ses congés payés. Elle a obtenu le maintien de 90 % de son salaire pendant la formation.

Au sommaire de cette enquête :

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Arrêtez donc de travailler !
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Devenez votre propre patron

Salariés, chômeurs, et même retraités… pour treize millions de Français, créer une entreprise est une idée séduisante, selon un sondage annuel de l’Agence pour la création d’entreprises (APCE). Trois millions d’entre eux auraient même un projet précis. Le goût de la liberté et de la responsabilité. L’attrait du gain, aussi. Car monter sa propre affaire offre des perspectives de fortune inatteignables pour un salarié.

medium_keyimg20061101_7215076_0.jpgQuelles que soient les motivations, rares sont pourtant ceux qui osent concrétiser leur rêve. Ils n’ont été que 320 000 l’an dernier. La peur de l’échec et le sentiment de la difficulté paralysent. Il est vrai que 38 % des jeunes entrepreneurs mettent la clé sous la porte pour raison économique dans les cinq premières années. Mais dans les dix-huit mois suivants, 20 % ont déjà monté une autre affaire ! En outre, le manque de préparation du projet est la principale cause de faillite. Or cet écueil est loin d’être fatal pour qui fait preuve de méthode et sait s’appuyer sur les aides et services existants. Voici nos conseils, établis avec notre confrère L’Entreprise.

Première étape cruciale, ne vous lancez pas sans avoir mesuré les chances de réussite de votre projet par une étude de marché. De nombreux organismes vous aideront à collecter les informations permettant de connaître les tendances du secteur, les acteurs du marché, l’investissement requis ou le chiffre d’affaires envisageable. Rapprochez-vous aussi des chambres de commerce et d’industrie, des chambres de métiers et des fédérations professionnelles. Ne négligez pas non plus la visite des salons professionnels.

Etude de marché et business plan obligatoires

Pour réaliser une étude de marché dans les règles de l’art, vous pouvez recourir à un professionnel du marketing si vous en avez les moyens. Sinon, sollicitez une junior entreprise. Autre piste : suivre une formation pour apprendre à mener cette étude, auprès d’une chambre de commerce ou d’une boutique de gestion. Le site Internet de l’APCE fournit lui aussi conseils et outils dans sa rubrique « études de marché ». Enfin, n’hésitez pas à franchir la porte des entreprises déjà présentes sur le créneau convoité. C’est une des clés de la réussite de Brigitte et de Jean-Philippe Soulier, propriétaires exploitants d’un domaine viticole dans la région de Bergerac depuis 1999. Le couple a redonné naissance à la marque Château La Robertie, primée à de nombreux concours agricoles et saluée par les guides spécialisés. « Nous étions cadres dans des grands groupes et ne connaissions pas grand-chose à la vigne, rappelle Brigitte. Mais nous ne sommes pas partis la fleur au fusil. Nous avons multiplié les rencontres avec des professionnels pour préparer notre projet. Les gens aiment parler de leur expérience, c’est une chance dans notre métier. »

Après l’étude de marché, vient l’étape incontournable du business plan. Même si votre projet est modeste, ne rechignez pas à le coucher en détail sur le papier. Et ce, dans toutes ses dimensions : économiques, techniques, financières, juridiques… Non seulement cela s’avérera essentiel pour décrocher des financements et des aides, mais aussi pour vous éclaircir les idées ! Et soyez pessimiste pour calculer le budget prévisionnel des premières années. Si vous êtes désemparé pour établir plan de financement et compte de résultat, listez toutes les rentrées espérées et les dépenses envisagées, puis sollicitez l’aide d’un comptable ou utilisez l’application « mon projet en ligne » du site de l’APCE.

Guichet unique pour les formalités

Vous voilà rassuré sur les chances de succès de votre entreprise ? L’heure des formalités a sonné. Aujourd’hui, ce n’est plus un parcours du combattant, grâce au Centre de formalités des entreprises (CFE). Ce guichet unique se charge de centraliser les pièces du dossier et de les transmettre aux différents organismes. Les CFE sont gérés par différents organismes publics. Celui dont vous relevez dépend de votre activité et de la structure juridique choisie.

Ultime étape avant le vrai démarrage : le financement. Certaines activités de services requièrent pour seule mise de fonds initiale les frais d’immatriculation de la société, soit quelques centaines d’euros. Quand Laurence Ollivier a lancé Rosko.com, son agence d’information, en 2001, elle a seulement investi le minimum légal pour constituer une SARL. Soit 8 000 euros à l’époque. Aujourd’hui un seul euro lui suffirait ! « Je disposais déjà de l’essentiel pour amorcer mon activité : un ordinateur, une documentation, un savoir-faire et un carnet d’adresses de journalistes compétents », commente cette jeune patronne réalisant un chiffre d’affaires annuel d’environ 200 000 euros. Mais souvent, boucler son plan de financement est plus problématique. A ce stade, il faut savoir taper aux bonnes portes et promouvoir avec conviction son projet. Il est souvent nécessaire de rappeler aux banquiers l’existence du prêt à la création d’entreprise (PCE) pour les projets dont la mise de départ est inférieure à 45 000 euros. Son intérêt ? Il est garanti par Sofaris, qui couvre l’ensemble du PCE et 70 % du prêt bancaire éventuellement associé. Ainsi, vous pouvez vous affranchir d’une caution personnelle. Mais avant de faire la tournée des banques, tentez votre chance auprès des organismes ou associations octroyant des avances ou des prêts à des conditions très favorables. Vous y trouverez aussi un accompagnement. N’oubliez pas non plus les collectivités locales, notamment le conseil départemental et régional. Enfin, pensez à la « love money », c’est-à-dire la participation de la famille et des amis ! Rappelez-leur qu’ils pourront déduire de leur impôt sur le revenu le quart de cet investissement, jusqu’à 5 000 euros par an pour un célibataire et le double pour un couple.

Exonération de charges sociales la première année

A l’instar de Dominique, créateur d’un atelier de restauration de meubles, il faut aussi savoir se jeter à l’eau au bon moment. Un licenciement économique peut être une bonne opportunité. Les indemnités procurent le capital nécessaire et les chômeurs ont accès de surcroît à un parcours facilité. Ils bénéficient, tout comme les titulaires du revenu minimum d’insertion, de l’Accre : une exonération de charges sociales pendant un an. Attention : il faut impérativement en faire la demande, à la Direction départementale du travail, avant la création ou la reprise de l’entreprise. En outre, ils peuvent cumuler pendant dix-huit mois indemnités de chômage et revenus de l’entreprise, à condition que ces derniers ne dépassent pas 70 % du salaire ayant servi de référence au calcul des droits à chômage. Autre avantage : des chéquiers-conseils leur permettent de financer les études et les conseils de professionnels dans la phase de préparation du projet.

Si vous n’avez aucune perspective de licenciement pour vous inciter à vous lancer, vous pouvez solliciter un congé sabbatique ou, mieux encore, un congé pour création d’emploi d’un an, renouvelable une fois. Depuis la loi Dutreil de 2003, vous avez aussi droit à un temps partiel pour préparer votre projet. Mais, dans tous les cas, votre nouvelle société ne doit pas être concurrente de votre employeur actuel.

Carnet d’adresses

S’informer
Agence pour la création d’entreprises (APCE) : www.apce.fr
L’Entreprise, mensuel publiant dossiers et guides pratiques sur la création d’entreprise, avec de nombreuses informations pratiques sur son site www.lentreprise.com
Boutiques de gestion : www.boutiques-de-gestion.com
Faire une étude de marché
Union professionnelle et artisanale : www.upa.fr ; Office national d’information sur les enseignements et les professions : www.onisep.fr ; Association pour l’emploi des cadres : www.apec.fr ; Fédération des centres de gestion agréés : www.fcga.fr.
Trouver une junior entreprise : www.cnje.org
Trouver un financement
Oseo BDPME, prêt sans garantie ni caution pour création ou développement d’entreprise de moins de trois ans et aide aux entreprises innovantes : www.bdpme.fr.
Réseau entreprendre, association de chefs d’entreprise accordant des prêts sans intérêt, ni garantie : www.reseau-entreprendre.org.
France Active, apport de fonds, crédit, garantie sur emprunt bancaire et expertise : www.franceactive.org.
France initiative réseau, prêt sans intérêt ni garantie : www.fir.asso.fr
Association pour le droit à l’initiative économique, pour les chômeurs et exclus du système bancaire classique : www.adie.org.
France angels, réseau d’investisseurs privés pour tout projet à fort potentiel : www.franceangels.org

40 000 euros pour ouvrir une brocante-ébénisterie

Quinquagénaires et cadres dans une caisse de retraite, Manon Godfrin et Dominique Vervaët ont profité d’un plan de départ progressif en retraite, pour elle, et d’un licenciement économique, pour lui, afin de marier leurs passions. Ebéniste à ses heures perdues, Dominique a validé son expérience à la prestigieuse école Boulle. Percevant des allocations chômage, il a obtenu de la région Ile-de-France le financement de sa formation de 12 000 euros. Manon, brocanteuse dans l’âme, a affiné ses connaissances en arpentant salles des ventes et boutiques d’antiquités. En mai 2005, ils ouvrent « Entre Temps », une brocante doublée d’un atelier d’ébénisterie. Ils investissent 40 000 euros pour équiper leur local, loué 1 200 euros par mois, et pour constituer une trésorerie et un stock. « Pour bénéficier des aides nationales, on vous oblige à bien mûrir votre projet et à bien le baliser. C’est essentiel notamment de prévoir un plan budgétaire à trois ans », conseille Dominique. « Notre revenu a été divisé par deux par rapport à notre période de salariat, constate Manon. Mais nous ne travaillons plus, nous vivons une passion à temps plein ! »

Au sommaire de cette enquête :

Introduction
Osez une année sabbatique
Arrêtez donc de travailler !
Reprenez des études pour changer de vie
Devenez votre propre patron
Habitez à la campagne en travaillant en ville
Passez votre retraite au soleil

Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006

20:25 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : financez vos reves, patron

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Habitez à la campagne en travaillant en ville.

Dans les trains grandes lignes au départ des gares parisiennes, ils se reconnaissent vite. Ni sac, ni valise, juste un journal, un porte-documents ou un ordinateur portable. De quoi les occuper pendant le trajet de retour, après une journée de travail en ville.

medium_10_chemin_20de_20campagne_20a_20la_20vieille_20ferme.jpg Les « rurbains », pour ruraux-urbains, se multiplient. Grâce à eux, notamment, les communes de moins de 500 habitants ont vu leur rythme de croissance tripler entre 1999 et 2005. Vivre au grand air a un coût supplémentaire : celui des transports qui grimpe en flèche. Ils pourront, le cas échéant, être mis à profit en déclarant ses revenus aux frais réels, si ces derniers sont supérieurs à 10 % des revenus. Attention toutefois, selon un arrêt du Conseil d’Etat du 6 octobre 2004, votre conjoint, concubin ou pacsé doit travailler sur place. Faute de quoi, pour le fisc, rien ne vous oblige à vivre si loin de votre lieu de travail. En dehors du transport, tous les autres postes de dépenses sont revus à la baisse. Le coût de la vie à la campagne est moins élevé et la propension à consommer moindre. Surtout, la différence est flagrante sur les prix de l’immobilier. Exemple : à Montargis, dans le Loiret, charmante bourgade située à 70 minutes de train de Paris, une villa de cinq pièces sur 2 000 mètres carrés s’achète 166 000 euros, soit le prix d’un studio de 30 mètres carrés à Paris !

Carnet d’adresses

Pour trouver sa résidence : www.seloger.com ; www.aloueravendre.com ; www.pap.fr.
A lire : Quitter la ville et changer de vie, de Françoise Juéry et Pascale Maes, éditions Grancher, 300 pages, 18,50 euros.

250 euros de transport par mois !

Avec son mari Jean, son fils Kevin, ses trois chats et son chien, Hilary Driver a quitté la capitale pour s’installer dans un hameau de l’Orne. Elle a troqué le bruit et la pollution contre les produits de la ferme, les déjeuners dans le jardin et les balades à cheval. Le prix à payer pour Hilary, qui a conservé son travail de rédactrice-graphiste à la rédaction parisienne de L’Express ? Un renoncement à ses RTT contre des horaires aménagés et quatre heures de train par jour, avec une note mensuelle de transport de 250 euros. « Les trains sont confortables, je m’y repose ou je lis, commente-t-elle. C’est un vrai sas de décontraction avant et après le travail. »

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Arrêtez donc de travailler !
Reprenez des études pour changer de vie
Devenez votre propre patron
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Passez votre retraite au soleil

Les retraités français sont de plus en plus nombreux à larguer les amarres. Plus d’un million de nos compatriotes expatriés perçoivent une pension de la Caisse nationale d’assurance vieillesse.

medium_thumb_Retraite.jpgIls représentent 10 % des pensionnés du régime général, contre 6 % en 1989. Principales destinations : l’Union européenne et le bassin méditerranéen.Le Maroc prend aujourd’hui le pas sur l’Espagne et le Portugal, devenus trop cher au goût de certains. « La douceur du climat à quelques heures d’avion de Paris, dans un pays francophone, voilà ce qui a fait du Maghreb, surtout du Maroc, la destination privilégiée des retraités depuis quelques années », affirme Renaud Alquier, responsable du site www.france-expatries.com. Coût de la vie et prix immobiliers modiques permettent surtout d’y concrétiser le rêve d’une vie dorée, avec piscine et personnel de maison. Sans oublier le pont d’or fiscal résultant de la convention franco-marocaine : pour qui perçoit sa pension sur un compte bancaire marocain, une réduction de 80 % de l’impôt sur la retraite est accordée ! Une convention existe ainsi pour quasiment tous les pays, afin de prévoir le lieu d’imposition des résidents français à l’étranger, c’est-à-dire justifiant d’un domicile permanent hors frontières où ils séjournent plus de 183 jours par an. Et d’éviter ainsi une double imposition. Selon la destination, cette convention n’est pas forcément avantageuse, notamment pour les placements. Exemple avec l’assurance vie. Il ne faut pas regarder seulement le taux de taxation, mais intégrer aussi la perte de l’abattement annuel de 4 600 euros par personne sur les gains des contrats de plus de huit ans. Sans compter les difficultés administratives, hors Union européenne, pour libérer les capitaux lors d’un rachat.

Adieu les prélèvements sociaux !

Pour cela, l’assureur demande en effet de faire valider un document français auprès de l’administration fiscale du pays de résidence. Or, dans certains pays, cette formalité est souvent mission impossible. « Si vous résidez ailleurs que dans un pays de l’Union, l’idéal est de souscrire un contrat luxembourgeois, totalement exonéré », conseille Olivier Grenon-Endrieu, au cabinet Equance, spécialisé dans la gestion de patrimoine des expatriés. Attention à le choisir avec discernement, ils ne sont pas tous de bonne facture. Reste un avantage de taille à l’assurance vie française souscrite par un expatrié : l’exonération sans plafond des capitaux transmis au décès du souscripteur. Exit la taxe de 20 % au-delà de 152 500 euros. Encore faut-il que les bénéficiaires apportent la preuve de la non-résidence fiscale française du titulaire au moment de la souscription. Un conseil : fournissez les pièces justificatives à l’assureur pour qu’il les conserve. Par ailleurs, les revenus locatifs des biens détenus en France sont systématiquement taxés dans notre pays. Enfin, si la convention ne dit mot sur l’impôt de solidarité sur la fortune, vous n’y échapperez pas sur le patrimoine détenu en France. Seul avantage valable dans tous les cas : un résident fiscal à l’étranger ne paie jamais les prélèvements sociaux.

Assurance maladie et mutuelle spécifiques

Les carottes fiscales ne doivent pas vous faire oublier les charges supplémentaires d’une expatriation. Passons sur les frais de transport si vous gardez un pied-à-terre en France… On pense plus rarement au coût de la couverture santé, essentielle à l’âge de la retraite. Or, pour pouvoir vous faire soigner en France en cas de problème grave, une seule solution : vous affilier à la Caisse de sécurité sociale des Français de l’étranger (CFE). Il vous en coûtera 3,5 % du montant de votre pension brute, en plus des cotisations sociales françaises sur votre pension ! Mais vous bénéficierez aussi du remboursement des frais à l’étranger. Conservez aussi votre mutuelle actuelle. Elle peut accepter de vous couvrir pour ces frais à l’étranger, dès lors que la CFE les rembourse sur la base des tarifs de la Sécurité sociale. Sinon, une complémentaire pour expatriés s’impose. A la Mutuelle Familiale France et Outre-Mer, un couple de moins de 65 ans paiera 2 600 euros par an pour une couverture à 100 % des frais réels. Mais garder sa complémentaire santé a un autre avantage : si vous revenez vivre un jour en France, vous serez bien en peine de trouver une mutuelle acceptant de vous assurer après 65 ans !

Carnet d’adresses

Santé : Caisse de sécurité sociale des Français de l’étranger : www.cfe.fr
Infos juridiques et fiscales : Maison des Français de l’étranger, www.mfe.org
Infos pratiques, témoignages : www.france-expatries.com

270 000 euros pour une villa à Corfou

« Nous passons l’été en Grèce depuis trente-cinq ans sans nous en lasser », raconte Marie-Claude Rogiers. Désormais en retraite, le couple souhaite passer neuf mois sur douze à Corfou, une île facilement accessible grâce à son aéroport. Leur patrimoine, évalué à moins de 500 000 euros, leur suffira amplement pour s’offrir une villa confortable sur leur île préférée et un petit pied-à-terre dans le Pas-de-Calais. « Nous voulons revenir l’hiver passer les fêtes en famille », explique Marie-Claude. 170 000 euros seront suffisants pour acheter un appartement de trois pièces dans une petite station balnéaire nordiste. Il faudra sacrifier leur belle maison, estimée à 400 000 euros, dans la banlieue chic de Lille. Nous leur conseillons de ne pas trop tarder avant un possible fléchissement du marché immobilier. Le déménagement leur coûtera au maximum 5 000 euros pour un container de 20 mètres cubes acheminé par mer, selon un devis d’IM France. Avec une retraite confortable, d’environ 4 600 euros mensuels, ils conserveront leur niveau de vie actuel et pourront continuer de voyager… un impératif pour ces globe-trotters !

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Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006

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