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  • Archéologue

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    En France, 3 000 archéologues professionnels fouillent sans relâche nos sous-sols à la recherche du moindre témoignage de notre passé. En perpétuel questionnement, l’archéologue déchiffre l’Histoire sur le terrain. Son insatiable curiosité le pousse à continuer toujours plus loin l’exploration de ces modes de vie oubliés…

    Sur les traces de nos ancêtres.

    1242829168.jpgRoland Irribarria est tombé dans l’archéologie dès sa plus tendre enfance. A l’âge de 10 ans, il inspectait déjà les champs de sa région, le Loir et Cher, à la recherche de silex taillés et autres trouvailles d’un âge lointain. Au lycée, Roland s’investit dans le club d’archéologie et découvre ainsi plusieurs sites, dont celui de Muides-sur-Loire qu’il fouille avec toujours autant d’intérêt 30 ans plus tard.

    Mais au moment de choisir sa voie, Roland renonce à poursuivre professionnellement son rêve : « Au début des années 1970, les débouchés étaient presque nuls, rares étaient ceux qui faisaient de l’archéologie leur gagne-pain. » Roland se consacre donc à son autre passion et devient éducateur pour enfants. Il n’abandonne pas pour autant l’archéologie bénévole et se spécialise peu à peu dans l’étude du néolithique.

    « L’archéologie a pu prendre son envol à la fin des années 1980 avec l’essor des fouilles préventives, raconte-t-il. Peu à peu, ces fouilles de sauvetage sont devenues obligatoires avant tous grands travaux d'aménagement, ce qui a entraîné des besoins inédits. » A partir de 1990, Roland a ainsi été sollicité par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) pour travailler sur des chantiers dans sa région.

    Aujourd’hui, Roland n’a pas seulement retrouvé sa vocation première, il a aussi réussi à allier ses deux passions en créant son association, Archéologie Pour Tous. Lorsqu’il ne travaille pas sur des chantiers, il initie des jeunes aux fouilles en leur permettant de devenir des archéologues en herbe le temps d’un été. « Un rêve de gosse devenu réalité ! »

    Comment devenir archéologue ?

    1501543995.jpgL’archéologie a changé de visage ces dernières années, créant du même coup un grand nombre de postes. L’INRAP, est le principal employeur avec 1 800 archéologues à son service : les fouilles préventives représentent 85% de l’archéologie de terrain ! Il s’agit encore souvent de CDD mais le métier se structure peu à peu.

    De longues études sont de mise. Pour autant, le cas de Roland Irribarria n’est pas isolé : beaucoup travaillent déjà sur des fouilles depuis longtemps lorsqu’ils passent leur DEA puis leur thèse. La géologie, l’anthropologie ou encore les sciences naturelles sont autant de voies possibles pour accéder à l’une des nombreuses spécialités de l’archéologie.

    « Le terrain est indispensable, précise Roland. Tout archéologue apprend le métier en tant que bénévole sur des chantiers. » Un jeune archéologue débute généralement en tant que technicien. Il peut ensuite évoluer vers les postes de responsable de secteur, de responsable d’opération puis d’ingénieur.

    Suis-je fait pour ce métier ?

    « Il faut être passionné car c’est un drôle de métier », confie Roland Irribarria. Généralement, les fouilles en plein air sont suivies de méticuleuses études en laboratoire et se concluent par la rédaction de copieux rapports. La polyvalence est donc de mise !

    Il ne suffit pas d’être féru d’histoire, il faut aimer la recherche scientifique et, bien sûr, le travail à l’extérieur. « Nous cheminons de chantier en chantier et le soleil n’est pas toujours au rendez-vous », prévient Roland. La minutie des fouilles demande aussi une patience et une rigueur sans faille.

    « Je pense que nous avons tous un peu d’Indiana Jones en nous : le goût de la découverte est au cœur du métier. Mais, contrairement à notre légendaire aventurier, nous ne travaillons jamais seuls : nous sommes en permanence épaulés par la communauté scientifique ! »

    Appellations proches

    • Conservateur du patrimoine
    • Enseignant-chercheur en archéologie
    • Conservateur du ministère de la Culture
    • Assistant de conservation
    • Archéomètre
    • Egyptologue

     

    Préhistoire dans le Val de Loire : Les fouilles de Muides-sur-Loire