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  • Sans-diplômes, difficile de trouver un emploi fixe.

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    1118003270.jpg762 000 jeunes sont sortis du système éducatif en 2001. Trois ans après, le CEREQ (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) a voulu connaître le parcours professionnel de 25 000 d'entre eux.

    Le résultat de l'étude laisse apparaître que la génération 2001 s'est heurtée de plein fouet à la dégradation de l'économie. Conséquence : un taux de chômage en hausse, qui touche particulièrement - mais sans surprise - les jeunes non qualifiés.

    Les non diplômés, les plus touchés. La génération 2001 a dans l'ensemble trouvé rapidement un emploi grâce à un contexte économique porteur. Le taux de chômage était alors de 22,6 % en novembre 2001 (il était de 29,5 % pour la génération 1998), atteignant un palier autour de 15 % entre juillet 2002 et juillet 2003. Mais à partir de cet été-là, le retournement économique a freiné l'insertion d'un certain nombre de jeunes. "A tel point, que le chômage de cette génération remonte pour atteindre 16 % au printemps 2004" note le CEREQ. La cible de jeunes la plus touchée : les non qualifiés, avec un taux de chômage de 39 %. Comparé à leurs prédécesseurs de la génération 1998, il atteint 10 points de plus. Les Bac + 1 et + 2 sans diplôme souffrent particulièrement (18 %), bien plus que les titulaires d'un CAP ou d'un BEP qui eux résistent mieux (14 %). De leur côté, les diplômés de l'enseignement supérieur accusent un taux de 9 %, qu'ils soient détenteurs d'un Bac +2, d'un diplôme de 3ème cycle universitaire ou issus d'une grande école. A noter que les titulaires d'un diplôme de niveau Bac + 2 de la santé et du social sont seulement 1 % à rechercher un emploi au bout de trois années de vie active.

    Surtout les hommes. Alors que dans la génération précédente étudiée par le CEREQ, le taux de chômage des femmes était plus élevé (12 %) que celui les hommes (8 %), il est identique (16 %) pour les deux sexes de la génération 2001 après trois ans de vie active.  "Davantage issus de formations professionnelles courtes préparant à des métiers industriels, les hommes ont subi de plein fouet les effets de la dégradation conjoncturelle", note le CEREQ. "Avec la hausse de leur niveau de formation, particulièrement forte sur la période 1985-1995, la  position des femmes sur le marché du travail s'est améliorée." Il n'en reste pas moins qu'elles restent pénalisées côté salaire.

    Des contrats moins précaires. 78 % des jeunes de la génération 2001 ont décroché des contrats à temps plein. Dans 36 % des cas, c'était un CDI, en particulier pour les jeunes diplômés d'un deuxième ou troisième cycle universitaire, et d'une école d'ingénieurs. Les 64 % de jeunes restants ont débuté par un CDD ou ont fait de l'intérim, en particulier ceux issus de filières professionnelles industrielles. 45 % d'entre eux ont pu enchaîner sur un CDI à la fin de leur dernière mission. "Plus du tiers des jeunes qui travaillent trois ans après être sortis du système éducatif, occupent toujours le premier emploi auquel ils ont accédé. 13% sont cadres" signale le CEREQ.

    Mieux rémunérés. La moitié des jeunes ont débuté leur premier emploi avec un salaire net mensuel supérieur à 1 040 euros. A titre de comparaison, la génération 1998 touchait moins de 910 euros. Principales raisons : l'évolution du Smic et la diminution du temps partiel. Mais au bout de trois ans de vie active, et sous l'effet de la dégradation économique, la rémunération de ses jeunes a peu évolué. Premières victimes : les non qualifiés. Mais même les plus diplômés ont aussi été touchés : ils affichent un pouvoir d'achat inférieur à celui de leurs prédécesseurs. 

    Qui sont les jeunes de la génération 2001 ? Elle est composée de 762 000 jeunes entrés dans la vie active en 2001. 18 % sont sortis de l'école sans diplôme, 45 % sont diplômés du secondaire (CAP ou BEP à 18 %, Bac Pro ou technologique, Bac, Bac + 1 ou + 2), 37 % sont diplômés du supérieur (Bac + 2 à 17 %, 2ème et 3ème cycle universitaire). Les femmes de cette génération sont plus diplômées que les hommes. Elles représentent 72 % des titulaires d'un CAP ou BEP tertiaire, et 65 % des jeunes ayant un diplôme universitaire en lettres, sciences humaines ou gestion.

    Pour en savoir plus :