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vendredi, 14 mars 2008
DJ
Dialoguer musicalement avec le public, faire monter l’ambiance à coups de house, de rap ou de R&B, entendre la foule en liesse s’enthousiasmer au passage d’un morceau phare… : tels sont les moments forts de la vie d’un DJ.
Loin du « Disc-jockey » des années 80, les DJ d’aujourd’hui sont, pour les plus connus, des musiciens à part entière. La révolution technologique les a élevés au rang de compositeurs : en mêlant les sons et les morceaux, ils produisent de vraies créations et impriment leur style. Eclairage sur cet art de la nuit, en compagnie de Dimitri Mouret, jeune DJ parisien.
Coup de projecteur sur des idoles nocturnes.
Dimitri est tombé très jeune dans le métier : musicien depuis son enfance, sa passion pour la musique électro l’a mené rapidement vers l’activité de DJ. Il achète sa première table de mixage et sa première platine vinyle à l’âge de 13 ans et commence à mixer pour des amis dès le collège. Peu à peu, les soirées grossissent et le bouche à oreille lui amène de vrais clients pour des mariages, anniversaires ou soirées étudiantes. Il peut ainsi monter son entreprise à l’âge de 20 ans avec un ami, DJ également : « Synoptique ». Cela fait maintenant un an que Dimitri anime environ une soirée par mois, en plus d’être « DJ résident » dans une école tous les mercredis.
« Il n’y a pas de mystère, ce qui rapporte le plus, ce sont les mariages, les rallyes et les soirées d’entreprise, explique-t-il. Pour espérer être rentable, il faut avoir son propre matériel et investir tout de suite dans des équipements de qualité. » Synoptique possède ainsi enceintes, amplis, micros, projecteurs, trépieds mais aussi machine à fumée et stroboscope...
Au quotidien, un DJ repère ses musiques en faisant le tour des disquaires, en écoutant la radio, en allant voir d’autres DJ,… Il passe aussi beaucoup de temps à s’entraîner pour maîtriser la technique et l’art de placer les bons morceaux au bon moment.
« Il faut savoir capter le public. Notre rêve à tous : se faire un nom pour pouvoir mixer la musique que l’on aime, créer ses propres morceaux et se produire dans des soirées dédiées. » Pour autant, Dimitri sait qu’il est difficile de percer dans ce milieu convoité. Il ne souhaite donc pas en faire son métier à plein temps, craignant l’instabilité et le manque de moyens… Actuellement étudiant, Dimitri veut devenir ingénieur du son pour vivre autrement de sa passion.
Comment devenir DJ ?
Ce métier artistique reste informel : aucune école ou formation ne fera de vous un DJ attitré. « Personne ne viendra vous chercher, prévient Dimitri. Il y a tellement de jeunes qui rêvent de faire ce métier... » Au-delà du talent et du travail personnel, les relations comptent énormément. Il faut se faire connaître du monde de la nuit, aller voir les gérants de boites et les DJ officiels pour leur déposer des maquettes. L’objectif est de décrocher un « warm up », une première partie de soirée.
Souvent, il s’agit au départ de bénévolat mais la soirée peut parfois être rémunérée autour de 200 euros. Les mariages, soirées d’entreprise et autres fêtes privées peuvent être payés davantage, environ 400 euros avec location du matériel.
Suis-je fait pour ce métier ?
Le talent musical et la connaissance du milieu sont, bien sûr, au cœur du métier. Le relationnel est aussi crucial pour pouvoir percer. D’un naturel fêtard, un DJ aime le monde de la nuit. Pour autant, il sait rester sérieux et maîtriser sa consommation d’alcool, sous peine de gâcher la soirée. Enfin, un DJ est un « show man », il montre qu’il aime ce qu’il joue, partage son enthousiasme avec le public et aime bouger.
Autres appellations:
- Animateur de soirée dansante
- Disc-jockey
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17:49 Publié dans Des métiers de rêve! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animateur de soirée dansante, disc-jockey







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