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samedi, 04 novembre 2006
Osez une année sabbatique
Envie d’une pause prolongée en famille ou, comme Sophie Didier-Vacelet, d’un voyage au long cours ? En prenant une année sabbatique, vous décrochez de votre job avec la certitude de le retrouver au retour. Ou tout du moins votre statut et le salaire correspondant.
Pour y avoir droit, il faut justifier à la date du départ d’au moins trente-six mois d’ancienneté dans l’entreprise, consécutifs ou non, et de six années d’activité professionnelle.Problème : poser un tel congé d’une durée de onze mois, voire plus si on y adjoint des congés ordinaires, n’est pas toujours bien vécu par le patron. Soyez donc diplomate et, surtout, parlez de votre projet très à l’avance pour faciliter l’organisation de votre remplacement. Dans une société de moins de 200 salariés, l’employeur peut refuser ce congé en justifiant une atteinte à la bonne marche de l’entreprise. La décision est alors contestable aux prud’hommes. Dans les sociétés de taille plus importante, le refus est impossible, mais un report de six mois peut être demandé. Plus souple, le congé pour solidarité internationale permet, lui, de partir pour de plus courtes périodes, dans le but de participer bénévolement à une mission humanitaire à l’étranger.
Vous gardez vos droits à la Sécu
Pour financer votre projet, le déblocage anticipé de l’épargne salariale n’est pas admis, sauf à disposer d’un compte-épargne temps. Côté Sécurité sociale, aucun souci : vous conservez gratuitement vos droits pendant quatre ans. Et, concernant la retraite, mieux vaut partir en cours d’année qu’au 1er janvier pour ne pas perdre un an de cotisation : à l’exception des fonctionnaires, les salariés valident un trimestre dès lors qu’ils cotisent sur 1 606 euros sans tenir compte de la durée effective de travail. Pour certains, un ou deux mois en début d’année suffisent donc pour valider quatre trimestres !
Carnet d’adresses
Vos droits : www.travail.gouv.fr
Missions humanitaires : www.planete-urgence.org
15 000 euros tout compris pour un tour du monde
Avocate fiscaliste, Sophie Didier-Vacelet désirait s’évader provisoirement du milieu d’affaires financières où elle évoluait, pour partir à la rencontre du monde avec son mari. D’où son année sabbatique. « C’est une expérience dont on revient transformé, beaucoup plus sensible aux valeurs humaines essentielles », raconte-t-elle. Une aventure qu’elle partage dans Chroniques d’une année en liberté (disponible sur www.chambreaair-pournoel.com). Un budget de 30 000 euros a suffi pour réaliser ce rêve, comprenant deux billets d’avion avec dix stops, achetés environ 7 000 euros.
Au sommaire de cette enquête :
Conseil d’expert : Après trois ans d’expérience, est-il trop tôt pour prendre une année sabbatique?
Source : Mieux Vivre Votre Argent - Copyright : © Mieux Vivre Votre Argent 2006
20:55 Publié dans Financez vos rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : financez vos reves, année sabbatique |
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