| Dans les trains grandes lignes au départ des gares parisiennes, ils se reconnaissent vite. Ni sac, ni valise, juste un journal, un porte-documents ou un ordinateur portable. De quoi les occuper pendant le trajet de retour, après une journée de travail en ville. Les « rurbains », pour ruraux-urbains, se multiplient. Grâce à eux, notamment, les communes de moins de 500 habitants ont vu leur rythme de croissance tripler entre 1999 et 2005. Vivre au grand air a un coût supplémentaire : celui des transports qui grimpe en flèche. Ils pourront, le cas échéant, être mis à profit en déclarant ses revenus aux frais réels, si ces derniers sont supérieurs à 10 % des revenus. Attention toutefois, selon un arrêt du Conseil d’Etat du 6 octobre 2004, votre conjoint, concubin ou pacsé doit travailler sur place. Faute de quoi, pour le fisc, rien ne vous oblige à vivre si loin de votre lieu de travail. En dehors du transport, tous les autres postes de dépenses sont revus à la baisse. Le coût de la vie à la campagne est moins élevé et la propension à consommer moindre. Surtout, la différence est flagrante sur les prix de l’immobilier. Exemple : à Montargis, dans le Loiret, charmante bourgade située à 70 minutes de train de Paris, une villa de cinq pièces sur 2 000 mètres carrés s’achète 166 000 euros, soit le prix d’un studio de 30 mètres carrés à Paris ! Carnet d’adresses Pour trouver sa résidence : www.seloger.com ; www.aloueravendre.com ; www.pap.fr. A lire : Quitter la ville et changer de vie, de Françoise Juéry et Pascale Maes, éditions Grancher, 300 pages, 18,50 euros. 250 euros de transport par mois ! Avec son mari Jean, son fils Kevin, ses trois chats et son chien, Hilary Driver a quitté la capitale pour s’installer dans un hameau de l’Orne. Elle a troqué le bruit et la pollution contre les produits de la ferme, les déjeuners dans le jardin et les balades à cheval. Le prix à payer pour Hilary, qui a conservé son travail de rédactrice-graphiste à la rédaction parisienne de L’Express ? Un renoncement à ses RTT contre des horaires aménagés et quatre heures de train par jour, avec une note mensuelle de transport de 250 euros. « Les trains sont confortables, je m’y repose ou je lis, commente-t-elle. C’est un vrai sas de décontraction avant et après le travail. » Au sommaire de cette enquête :
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